Personne ne sortit, alors il (le cheikh) dit : « Ô ‘Othmân, sors et fais tes ablutions majeures (ghusl). » Un homme (se trouvant dans le rang) sortit, se purifia, puis revint et vint s’excuser auprès du cheikh. Cet homme était pieux (en son for intérieur). Il expliqua avoir subi une effusion sans apercevoir personne, raison pour laquelle il crut que le ghusl ne lui incombait pas. Lorsque le cheikh formula ce qu’il venait de dire, il pensa qu’il s’adressait à quelqu’un d’autre, puis, quand il le désigna (par son nom) comme étant la personne visée (1).
Ensuite, al-Fârûthî (الفاروثي) arriva une autre fois vers la fin du règne d’al-Manṣûr Qalāwûn et prêcha (2) à la Grande Mosquée de Damas durant plusieurs mois. Il fut ensuite relevé de ses fonctions par Muwaffaq al-Dîn al-Ḥamawî, comme mentionné précédemment. Il avait enseigné à l’école an-Najībiyyah et à Dār al-Ḥadīth aẓ-Ẓāhiriyyah, mais il abandonna tout cela et se rendit dans sa patrie. Il mourut un mercredi matin, le premier jour de Dhû al-Ḥijjah ; ce jour-là (jour de sa mort) fut marquant à Wāsiṭ, et l’on pria sur lui à Damas et en d’autres lieux. Qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.
Il avait reçu l’habit soufi (khirqa) des mains de as-Suhrawardî, il avait étudié les dix lectures du Coran et laissa derrière lui deux mille deux cents (3) volumes. Il transmit de nombreux ḥadiths, et al-Barzâlî entendit de lui maintes œuvres : le « Ṣaḥîḥ al-Bukhârî », le « Jâmi‘ at-Tirmidhî », les « Sunan Ibn Mâjah », le « Musnad aš-Šâfi‘î », le « Musnad ‘Abd (Ibn Ḥumayd) », le « Mu‘jam aṭ-Ṭabarânî aṣ-ṣaghîr », le « Musnad ad-Dârimî » et « Faḍâ’il al-Qur’ân » d’Abû ‘Ubayd, ainsi qu’environ quatre-vingts fascicules et d’autres ouvrages.
Al-Jamâl al-Muḥaqqiq (4) Aḥmad ibn ‘Abd Allâh ibn al-Ḥusayn ad-Dimašqî étudia le fiqh selon le madhhab šâfi‘ite, y excella, émit des fatwas et donna des répétitions de cours. Il était également éminent en médecine et fut investi de la direction de l’école ad-Dakhwâriyya grâce à ses compétences supérieures dans cet art. Il soignait les malades au Bîmâristân an-Nûrî selon les méthodes reconnues par les médecins. Il fut enseignant des šâfi‘ites à l’école al-Farkhšâhiyya, et répéta ses cours dans plusieurs madrasas. Il était doté d’un esprit vif et s’intéressait à de nombreux domaines. Qu’Allah lui pardonne.
As-Sitt Khâtûn (5), fille d’al-Malik al-Ašraf Mûsâ ibn al-‘Âdil, était l’épouse de son cousin paternel, al-Manṣûr ibn aṣ-Ṣâliḥ Ismâ‘îl ibn al-‘Âdil. C’est d’elle que l’on a établi l’incapacité (Safah) à l’époque d’al-Manṣûr (6) Qalâwûn, au point qu’il acheta d’elle « ḥazrama » et qu’elle s’appropria la Zunbayqiyya de Zayn ad-Dîn as-Sâmirî.