Parmi ceux-là, certains vécurent assez longtemps pour la connaître, tandis que d’autres ne l’atteignirent pas(1). On pria alors sur sa tombe, et il fut enterré dans sa zaouïa – qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.
Cette même année, vers la fin de Rabiʿ al-Awwal, la nouvelle parvint selon laquelle ʿAssāf ibn Aḥmad ibn Ḥajjī(2), celui qui avait accordé sa protection au chrétien qui avait insulté le Prophète, fut tué. Les gens s’en réjouirent(3).
S’éteignit aussi le shaykh pieux, dévot, ascète et scrupuleux(4), le dernier représentant des pieux prédécesseurs : Jamāl al-Dīn Abū al-Qāsim ʿAbd al-Ṣamad(5), fils du Qāḍī al-Quḍāt et orateur des orateurs, ʿImād al-Dīn ʿAbd al-Karīm, lui-même fils du Qāḍī al-Quḍāt Jamāl al-Dīn ʿAbd al-Ṣamad al-Ḥarastānī. Il étudia le ḥadīth et remplaça son père dans l’imamat(6) et l’enseignement des œuvres d’al-Ghazālī. Puis il délaissa les fonctions et les affaires du monde, pour se consacrer à l’adoration. Les gens nourrissaient à son égard une bonne opinion ; ils embrassaient sa main et lui demandaient de prier pour eux. Il dépassa quatre-vingts ans et fut enterré, à la fin de Rabiʿ al-Ākhir, au Safḥ auprès des siens(8).
Quant au shaykh Muḥibb al-Dīn al-Ṭabarī(9) (originaire de La Mecque) – il s’agit de l’imam, du grand savant, du mémorisateur émérite et du mufti du Ḥijāz de son époque, Muḥibb al-Dīn, Abū al-ʿAbbās, Aḥmad ibn ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Abī Bakr ibn Muḥammad ibn Ibrāhīm al-Ṭabarī al-Makkī(10), de rite shāfiʿite. Il étudia beaucoup et composa des ouvrages dans de nombreuses disciplines. Parmi ceux-ci figure un livre intitulé « al-Aḥkām », en de nombreux volumes utiles. Il rédigea également une œuvre sur « l’ordonnancement du Jāmiʿ al-Masānīd », qu’il fit lire au souverain du Yémen. Sa naissance eut lieu un jeudi, le vingt-septième jour de