Allah. Après lui, on enseigna à al-Sâḥibiyya (1) sous la direction du cheikh Chams ad-Dîn Muḥammad ibn ‘Abd al-Qawî al-Mardâwî, et à Dâr al-Ḥadîth aẓ-Ẓâhiriyya sous celle de Charaf ad-Dîn ‘Umar ibn Khawâja, l’imam de la mosquée (al-jâmi‘) connu sous le nom d’an-Nâṣiḥ.
Fils du seigneur de Ḥamât, al-Malik al-Afḍal (2), Nûr ad-Dîn ‘Alî ibn al-Malik al-Muẓaffar Taqî ad-Dîn Maḥmûd ibn al-Malik al-Manṣûr Muḥammad ibn (al-Malik) al-Muẓaffar Taqî ad-Dîn ‘Umar ibn Châhanchâh ibn Ayyûb mourut à Damas. La prière funèbre fut dite pour lui dans la grande mosquée de la ville, puis on le fit sortir par la porte al-Farâdîs pour le porter vers la cité de son père et l’y ensevelir dans leur tombeau familial. Il était le père des deux grands émirs : Badr ad-Dîn Ḥasan et ‘Imâd ad-Dîn Ismâ‘îl, lequel régna plus tard sur Ḥamât (3).
Ibn ‘Abd aẓ-Ẓâhir (4), (Muḥyî ad-Dîn ‘Abd (5) Allâh ibn Rachîd ad-Dîn ‘Abd aẓ-Ẓâhir) ibn Nachwân ibn ‘Abd aẓ-Ẓâhir ibn ‘Alî ibn Najda as-Sa‘dî, était le secrétaire de chancellerie (kâtib al-inchâ’) en Égypte. Il fut le dernier de son temps à exceller dans cet art, surpassant tous ses pairs. Il était le père d’aṣ-Ṣâḥib Fatḥ ad-Dîn an-Nadîm. Nous avons déjà relaté sa mort avant celle de sa mère (6). Il laissa plusieurs ouvrages, dont la Sîra d’al-Malik aẓ-Ẓâhir. Homme de noblesse d’âme (7), il excellait aussi bien en poésie qu’en prose raffinée. Il mourut (8) le mardi 4 Rajab, alors qu’il avait dépassé soixante-dix ans, et fut inhumé dans le tombeau qu’il fit ériger à al-Qarâfa.
Quant à l’émir ‘Alam ad-Dîn Sandjar al-Ḥalabî (9), il fut le lieutenant de Quṭuz à Damas. Lorsque l’allégeance à aẓ-Ẓâhir lui parvint, il revendiqua le pouvoir pour lui-même (10) ; on lui prêta serment et il prit le titre d’al-Malik al-Mujâhid.