Al-Malik az-Zâhir Mujîr ad-Dîn (1), Abou Souleymân Dâwoud ibn al-Malik al-Mujâhid Asad Chîrkôh, seigneur de Homs, fils de Nâsir ad-Dîn Muhammad ibn al-Malik al-Muʿaẓẓam (Asad ad-Dîn Chîrkôh ibn Châdhî) (2), s’éteignit dans son verger à l’âge de quatre-vingts ans. La prière funéraire fut célébrée pour lui à la mosquée al-Muzhaffarî et il fut inhumé dans son mausolée situé sur le flanc (de la colline). Il était un homme pieux, assidu dans la prière à la mosquée, et il détenait une ijâza (licence religieuse) délivrée par al-Mu’ayyad at-Tûsî, Zaynab ash-Shaʿrîya, Abou Rûh et d’autres. Il mourut (3) au mois de Jumâdâ al-Âkhira.
Quant au shaykh Taqî ad-Dîn al-Wâsitî (4), Abou Ishâq Ibrâhîm ibn ‘Alî Ahmad ibn Fadl al-Wâsitî ad-Dimachqî al-Hanbalî, il fut le maître du hadith à la madrasah az-Zâhiriyya de Damas. Il décéda un vendredi, en fin de journée, le vingt-quatrième de Jumâdâ al-Âkhira, à l’âge de quatre-vingt-dix ans. Il était un homme vertueux et dévoué, connu pour la hauteur de sa chaîne de transmission (ʿuluw ar-riwâya), et nul ne lui succéda dans ce domaine avec autant de prestige. Après avoir étudié le fiqh à Bagdad, il se rendit en Syrie, enseigna à as-Sâlihiyya pendant vingt ans, ainsi qu’à la madrasah Abou ʿOmar, et fut nommé à la fin de sa vie maître de hadith à az-Zâhiriyya (6), après que le Fârûthî eut voyagé. Il prônait la voie des Salaf et des premières générations, rendait visite aux malades, assistait aux funérailles, commandait le bien et interdisait le mal. Il fut l’un des meilleurs serviteurs de Dieu – que Sa miséricorde l’enveloppe.
À distance, Ibn al-ʿAmā ne désigne pas le Dhahīr al-Dīn Muḥammad lui-même, mais plutôt le père de ce dernier, car Ibn al-ʿAmā, l’auteur des "Maqāmāt", s’appelle ʿAlī et porte le laqab de Kamāl al-Dīn. Il est donc probable que le texte correct soit le suivant : "Ibn al-ʿAmā, auteur des Maqāmāt, Kamāl al-Dīn ʿAlī, fils du cheikh Dhahīr al-Dīn Muḥammad… etc." Ainsi, le texte s’ajuste et cet homme est biographié dans le Tārīkh al-Barzalī, le Tārīkh d’Ibn al-Jazarī (tome 1, folios 95-97 de l’édition de Paris) et dans le Tārīkh al-Islām de al-Dhahabī, où se trouve son autographe. Ce dernier dit : « ʿAlī ibn Muḥammad ibn al-Mubārak, l’homme de lettres Kamāl al-Dīn Ibn al-ʿAmā, poète, auteur des Maqāmāt figurant dans al-Fuqarāʾ al-Mujarradīn. Il a transmis de Ibn al-Laythī et d’autres. Il est décédé le treizième de muḥarram. Il était un cheikh âgé, l’un des derniers poètes de l’État nāṣiride. Il s’est retiré vers la fin de sa vie à al-Qalījiyya, et était un réciteur à al-Ṭirba al-Ashrafiyya et ailleurs. Ibn al-ʿAmā est un surnom pour son père, le cheikh Dhahīr al-Dīn, le grammairien aveugle qui fut une fois prêcheur à Bayt al-Maqdis » (15/754). Dieu sait mieux. La référence inévitable s’y rapporte.
(1) Biographie de al-Malik al-Ẓāhir dans le Tārīkh d’Ibn al-Jazarī (1/f° 101, édition de Paris), al-Tārīkh al-Islāmī (15/747-748) (Bashār).
(2) Entre les deux barrières dans B, et Tārīkh al-Islām, nécessaire pour éviter toute confusion (Bashār).
(3) B : et sa mort fut.
(4) Biographie de - Taqī al-Dīn al-Wāsiṭī - dans Tārīkh al-Islām (15/745) et al-Iʿlām bi-Wafayāt al-Aʿlām (6/289) ainsi que dans al-Ishāra al-Muntaqā min Tārīkh al-Islām (380), al-ʿIbar (5/375), al-Wāfī bi-l-Wafayāt (6/66), al-Dhayl ʿala Ṭabaqāt al-Ḥanābilah (2/329), al-Nujūm al-Zāhirah (8/40), al-Dalīl al-Shāfī (1/23), al-Maqṣad al-Arshad (1/231-232), Shadharāt al-Dhahab (7/733-734), al-Dāris (1/357 et 2/82-83).
(5) A : Un homme pieux à la haute transmission. Dans B : un homme pieux, dévot, seul à jouir d’une haute renommée.
(6) B : À la madrasa al-Ẓāhiriyya.