Et Dieu jugera son cas, ainsi que celui de ses semblables, selon Son ordre juste, exempt de toute injustice et de toute oppression. Ses poèmes révèlent sa faible raison, sa légèreté religieuse et son manque de foi, ainsi que son objection à l’interdiction du vin et sa plainte concernant la longueur de Ramadan durant lequel il devait s'en abstenir, entre autres faits.
(1) Le cheikh, l’imam et grand érudit (‘allâma), ‘Alâ’ ad-Dîn Abû al-Hasan ‘Alî fils de l’imam et grand érudit Kamâl ad-Dîn ‘Abd al-Wâhid ibn ‘Abd al-Karîm ibn Khalaf al-Ansârî al-Zamlakânî (enseignant à l’Amîniyya), est le père de notre maître, l’imam et grand érudit Kamâl ad-Dîn ibn Abî al-Ma‘âlî Muhammad ibn ‘Alî al-Zamlakânî (2). Il enseigna à l’Amîniyya après son propre père. Le décès de ce dernier se produisit la nuit du mardi 29 Rabî‘ al-Âkhir, à l’Amîniyya, et il fut inhumé dans le cimetière des soufis, auprès de son père.
[Badr ad-Dîn an-Nâsirî] (3) : Il s’agit de l’émir éminent Badr ad-Dîn Bamakt ibn ‘Ubayd Allâh an-Nâsirî, surintendant du ribât de la Ṣâliḥiyya, conformément au testament de son maître. C’est lui qui nomma le cheikh Sharaf ad-Dîn (4) al-Fazârî à la direction du ribât après Ibn ash-Sharîshî Jamâl ad-Dîn. Il fut inhumé dans la grande tombe située à l’intérieur du ribât mentionné.
Le cheikh, l’imam [Fakhr ad-Dîn] (5) Abû Ḥafṣ (6) ‘Umar ibn Yaḥyâ ibn ‘Umar al-Karajî (7), gendre du cheikh Taqî ad-Dîn ibn aṣ-Ṣalâḥ et l’un de ses disciples, naquit l’an 593 de l’Hégire. Il s’éteignit le mercredi, deuxième jour de Rabî‘ al-Âkhir de cette même année, et fut inhumé aux côtés d’Ibn aṣ-Ṣalâḥ.
(1) B : et il reste longtemps avec elle durant le Ramadan. Bachar dit : mais la biographie d'al-Dhahabi est bonne, et elle ne contient pas une telle critique.
(2) Biographie d'Ibn al-Zamlakani dans al-ʿIbar (5/369), Tārīkh al-Islām (15/668), Ṭabaqāt al-Isnawī (2/13), al-Dalīl al-Shāfī (1/461), al-Dāris (1/191 et 193-194) et Shudhārāt al-Dhahab (7/726-727).
(3) A : ʿAlī ibn al-Ḥasan, l’imam érudit Kamāl al-Dīn ʿAbd al-Wāḥid. Dans B : ʿAlī ibn al-Shaykh l’imam.
(4) « al-Zamlakani » : dérivé de Zamlakān ou Zamlukā — comme l’appelaient les habitants du Cham à l’époque de Yāqūt — et aujourd’hui ils le prononcent Zamalkā. C’est l’un des villages de Damas auquel l’urbanisation s’est progressivement étendue jusqu’à devenir un faubourg de la ville. Voir al-Muʿjam al-Buldān (3/150) et Ghūṭat Dimašq (172).
(5) La biographie de Kamāl al-Dīn ibn al-Zamlakānī apparaîtra dans les Wafayāt (Nécrologies) de l’année 727 du volume suivant.
(6) Mentionné dans al-Dāris (1/119) sous le nom ʿAlī, avec une note sur la seconde transmission. Mentionné aussi dans Tārīkh al-Ṣāliḥiyya (92). La biographie apparaît dans une édition associée à celle d’Ibn al-Zamlakānī comme s’il s’agissait d’une même notice; son nom y est également ʿAlī.
(7) Basée uniquement sur B, et la biographie de Sharaf al-Dīn al-Fazārī sera donnée dans les Wafayāt de l’année 705 du volume suivant.
(8) B : à l’intérieur.
(9) Biographie de Fakhr al-Dīn al-Kurjī dans Tārīkh al-Islām (15/669-670), al-ʿIbar (5/369), al-Ishārah (378), al-Nujūm (8/33) et Shudhārāt al-Dhahab (7/727).
(10) Dans B : Abū Jaʿfar ; déformation.
(11) Ṭ : « al-Kurjī », c’est une erreur de transcription, comme dans B et les sources de sa biographie. Al-Dhahabī dit dans Tārīkh al-Islām — de sa main — : « Il est né à al-Karj en 599 (de l’hégire), puis il est venu à Damas … et m’a autorisé ses récits »; il le mentionne aussi dans son grand dictionnaire de ses maîtres (2/181) (Bachar).