Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Abou Khurs (1) s’enfuit à cheval, mais ‘Alam ad-Dîn ad-Duwaydârî le rattrapa grâce à l’intervention (2) et le conduisit devant le sultan. Celui-ci le rassura et lui offrit un vêtement d’honneur, puis, au bout de trois (jours), il l’arrêta et l’envoya à la citadelle de Safed, tout en prenant possession de ses biens. Le sultan ordonna alors à son maître du palais (3), Badr ad-Dîn Bakdach (4), de s’en occuper, et il survint à cet endroit des actes peu convenables, étant donné la période de difficultés, de contraintes et de siège.

Le sultan se résolut à poursuivre le siège, préparant trois cents charges de kousat (kettledrums). Le vendredi 17 Jumada (5), il passa à l’attaque : on frappa les kousat à l’unisson au lever du soleil, et les musulmans montèrent sur les remparts dès l’aurore. Les bannières islamiques furent placées au sommet des murailles de la cité (6). À cette vue, les Francs s’enfuirent en se jetant dans les navires de marchands, tandis qu’un nombre d’entre eux, connu de Dieu seul, fut tué. Les vainqueurs récupérèrent une grande quantité de biens, d’esclaves et de marchandises. Le sultan ordonna ensuite de détruire et de démolir la ville de manière irréversible. Ainsi, Dieu facilita sa conquête un vendredi, de la même manière que les Francs s’en étaient emparés un vendredi. Les cités de Tyr (7) et de Saïda se rendirent également, et leur gouvernance fut confiée à Al-Achraf (8). Dès lors, tout le littoral se trouva sous l’autorité musulmane, nettoyé de la présence des mécréants, et l’on mit fin aux agissements du peuple injuste. Louange à Dieu, Seigneur de l’univers.

Lorsqu’à Damas on reçut la nouvelle par une missive annonçant cette victoire, les musulmans s’en réjouirent. Les tambours de l’allégresse résonnèrent dans tous les forts (9), et les villes furent agrémentées de décorations pour le plaisir et l’admiration des habitants et des visiteurs. Le sultan envoya alors un émir à Tyr (10), afin qu’il en abatte les murailles et efface toute trace de son occupation, car elle se trouvait dans les mains des Francs depuis l’an 518 de l’Hégire.

Quant à Acre, le roi An-Nasir Yûsuf ibn Ayyûb l’avait déjà reprise aux Francs, jusqu’à ce que ceux-ci reviennent

(1) A - B : Abū Khawṣ et ce qui est confirmé par les sources historiques telles que al-Nujūm al-Zāhira (8/9) et Mukhtaṣar Abī al-Fidāʾ (4/26). (2) A, T : « bial-musāba », et ici le b de la note, il semble qu’il lui ait demandé de revenir, comme on le comprend des sources du récit dont Tārīkh al-Islām de al-Dhahabī (15/433). (3) A : istadārah, et B : istād. (4) A : Bakās, et dans B : Baktāsh. Ce qui est attesté est conforme à - al-Nujūm al-Zāhira (8/224). (5) B : son arrivée là-bas, le moment étant un temps de difficulté et de pénurie, puis il devint sourd. (6) B : puis il avança le vendredi après-midi, le septième de Jumādā al-Awwal. (7) A : al-Ṣanājīq, et B : al-Manājīq, une déformation, et al-Sanājīq sont les drapeaux. (8) B : au-dessus des murailles. (9) B : Les Franj les ont pris en plein jour un vendredi en guise de punition, puis ils ont remis Ṣūr et Ṣaydā aussi en ramenant leurs commandants à al-Ashraf. B relate de A cette expression « qiyāduhumā » seulement, le reste est comme confirmé ci-dessus. (10) T : « fāstawthaq » est une erreur, ainsi que ce qui est ici de A et B. (11) B : alors les croyants se réjouirent et les bonnes nouvelles retentirent dans toutes les forteresses. (12) B : et il envoya à la ville de Ṣūr un émir.
أبو خُرْص (١) ، فركب هاربًا فردَّه علم الدين الدويداري بالمسألة (٢) وجاء به إلى السلطان فطيَّبَ قلبَه وخلعَ عليه ثم أمسكه بعد ثلاثة (أيام) وبعثه إلى قلعة صفد واحتاط على حواصله، ورسم على أستاذ داره (٣) بدر الدين بكداش (٤) ، وجرى ما لا يليق وقوعه هنالك، إذ الوقت وقت عسر وضيق وحصار. وصمم (٥) السلطان على الحصار فرتَّب الكوسات ثلاثمئة حمل، ثم زحف يوم الجمعة سابع عشر جمادي (٦) الأولى ودُقَّت الكوسات جملة واحدة عند طلوع الشمس، وطلع المسلمون على الأسوار مع طلوع الشمس، ونُصبت السناجق (٧) الإسلامية فوق أسوار البلد (٨) ، فولَّت الفرنج عند ذلك الأدبار، وركبوا هاربيبن في مراكب التجار، وقُتل منهم عددٌ لا يعلمه إلا الله تعالى، وغنموا من الأمتعة والرقيق والبضائع شيئًا كثيرًا جدًّا، وأمر السلطان بهدمها وتخريبها، بحيث لا ينتفع بها بعد ذلك، فيسر الله فتحها نهار جمعة، كما أخذتها الفرنج من المسلمين في يوم الجمعة، وسلَّمت صور وصيدا قيادتهما إلى الأشرف (٩) ، فاستوسق (١٠) الساحل للمسلمين، وتنظف من الكافرين، وقطع دابر القوم الذين ظلموا والحمد لله رب العالمين. وجاءت البطاقة إلى دمشق بذلك ففرح المسلمون، ودَقَّتِ البشائر في سائر الحصون (١١) ، وزُيّنت البلاد ليتنزه فيها الناظرون والمتفرجون، وأرسل السلطان إلى صور (١٢) أميرًا فهدم أسوارها وعَفَّى آثارها. وقد كان لها في أيدي الفرنج من سنة ثماني عشرة وخمسمئة. وأما عكا فقد كان الملك الناصر يوسف بن أيوب أخذها من أيدي الفرنج، ثم إن الفرنج جاؤوا
(١) أ - ب: أبو خوص والمثبت عن المصادر التاريخية كالنجوم الزاهرة (٨/ ٩) ومختصر أبي الفداء (٤/ ٢٦). (٢) أ، ط: "بالمسابة"، وما هنا من ب، فكأنه سأله أن يرجع، كما يفهم من مصادر الخبر ومنها تاريخ الإسلام للذهبي (١٥/ ٤٣٣). (٣) أ: استداره، وب: استاد. (٤) أ: بكاس، وفي ب: بكتاش. وما أثبت موافق ل - النجوم الزاهرة (٨/ ٢٢٤). (٥) ب: وقوعه هناك والوقت وقت عسر وضيق ثم صمم. (٦) ب: ثم زحف عصر يوم الجمعة سابع جمادى الأولى. (٧) أ: الصناجق، وب: المناجق، تحريف والسناجق هي الأعلام. (٨) ب: فوق الأسوار. (٩) ب: أخذتها الفرنج في نهار جمعة جزاء قصاصًا وسلمت صور وصيدا أيضًا قيادهما إلى الأشرف. وتأخذ أ من رواية ب هذه لفظة: قيادهما. فقط والباقي كالمثبت أعلاه. (١٠) ط: "فاستوثق" خطأ، وما هنا من أ، ب. (١١) ب: ففرح المؤمنون ودقت البشائر في جميع الحصون. (١٢) ب: وأرسل إلى مدينة صور أميرًا.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies