« Celui-là fut mû par le vent… et toi, tu as mû la passion (1). »
Le roi al-Mansur Chihab ad-Dîn (2) Maḥmûd ibn al-Malik aṣ-Ṣâliḥ Ismâ‘îl ibn al-‘Âdil décéda un mardi, le dix-huitième jour de Sha‘bân. La prière funéraire fut accomplie pour lui à la grande mosquée puis, le même jour, il fut inhumé dans la sépulture de son grand-père, dont il avait la charge. Il avait entendu et appris de nombreux hadiths. Il aimait les siens et se distinguait par sa douceur et son humilité.
Le shaykh Fakhr ad-Dîn (3) Abû Muḥammad ‘Abd ar-Raḥmân ibn Yûsuf ibn Muḥammad (4) al-Ba‘labakkî al-Ḥanbalî, maître de la Dâr al-ḥadîth an-Nûriyya, du sanctuaire d’Ibn ‘Urwa ainsi que de la madrasa aṣ-Ṣadriyya, édictait des fatwas et instruisait les gens avec piété, droiture, ascèse et adoration. Né en l’an 611 de l’Hégire, il mourut au mois de Rajab de la même année (5).
[Puis arriva l’année 689 de l’Hégire]
Cette année-là, le roi al-Mansur Qalâwûn mourut. Le calife en fonction était al-Ḥâkim de la dynastie abbasside (6). Le vice-roi d’Égypte était Ḥusâm ad-Dîn Ṭurunṭây (7), et le vice-roi de Syrie était Ḥusâm ad-Dîn Lâjîn. Les juges du Shâm étaient Shihâb ad-Dîn ibn al-Khuwayyî (8), de rite shâfi‘ite, Ḥusâm ad-Dîn le ḥanafite (9), Najm ad-Dîn ibn Shaykh al-Jabal (10) et Jamâl ad-Dîn az-Zawâwî (11), de rite mâlikite.