Cette année-là, leur roi Khurbanda, représentant des Tatars (1), fut tué à Malatya (2).
Durant cette même année : Jamâl ad-Dîn Yûsuf ibn at-Taqî Tûba at-Tikrîtî (3) assura la fonction de hisbah (inspection des marchés et des mœurs) à Damas, puis, après quelques mois, elle fut reprise par Tâj ad-Dîn ash-Shîrâzî.
Au cours de la même année : un minbar fut installé près du mihrab des Compagnons, en raison de travaux menés dans la maqsûrah. C’est alors que Burhân ad-Dîn al-Iskandarî (4), suppléant du prédicateur (khatîb), dirigea la prière des fidèles en ce lieu pendant un mois, pour les prières quotidiennes comme pour celles du vendredi, à compter du vendredi vingt-deux Dhoû al-Ḥijjah (5).
[Parmi les notables décédés cette année]
La cheikha Fâṭima bint ach-Cheikh Ibrâhîm az-Zi‘bî (6), épouse de an-Najm Ibn Isrâ’îl. Elle appartenait à une famille connue pour sa vie rude (ascétique), jouissait d’une forme d’autorité et de courage, et possédait un bagage littéraire ; elle intervenait également au sujet de la voie des ḥarîrîyah et d’autres groupes (7). Une foule nombreuse assista à ses funérailles, et elle fut inhumée près du cheikh Raslân.
Quant au savant connu sous le nom d’Ibn aṣ-Ṣâḥib (8), le cheikh (9) al-mâjin, il s’agit du cheikh distingué (10) ‘Alam ad-Dîn Aḥmad Ibn Yûsuf Ibn ‘Abd Allâh Ibn Shukr. Il était issu d’une famille de savoir et de notoriété, et avait enseigné dans certaines écoles, jouissant d’une position influente. Puis, il renonça à tout cela pour se livrer à l’errance et à la compagnie des ḥarafîsh, les imitant dans leur manière de s’habiller et leur mode de vie, consommant et usant du ḥashîsh. Il excellait (11) dans l’art de la légèreté, de la débauche et des digressions raffinées et hors normes, au point que bien peu étaient capables de l’égaler en la matière.