Au cours de cette période, on les convoquait en Égypte, la terre des Pharaons et de l’oppression, et on faisait d’eux ce que l’on voulait.
[Parmi ceux qui y sont décédés parmi les notables]
Le cheikh, l’imam, l’éminent érudit (3) Qutb ad-Dîn Abou Bakr Muhammad, fils du cheikh l’imam Abou al-‘Abbâs Ahmad ibn ‘Alî ibn Muhammad ibn al-Hasan ibn ‘Abd Allâh Ahmad ibn Maymûn al-Qaysî at-Tawzarî (4), puis al-Misrî, puis al-Makkî (5), de rite shafi‘ite, connu sous le nom d’al-Qastalânî, qui fut le maître de Dâr al-Hadîth al-Kâmiliyya au Caire. Il naquit en l’an 614 de l’Hégire, voyagea à Bagdad et dans d’autres contrées, y étudia abondamment et acquit de nombreuses sciences. Il émettait des fatwas selon l’école shafi‘ite et résida longtemps à La Mecque, avant de s’installer en Égypte où il occupa la fonction de shaykh de Dâr al-Hadîth. Il avait un comportement exemplaire et était très apprécié du public. Il décéda à la fin du mois de Muharram (8) et fut enterré dans la grande Qarâfa. Il laissa de beaux poèmes, dont Ibn al-Jazarî transmit une bonne partie.
Ensuite, ‘Imâd ad-Dîn (9) Muhammad ibn ‘Abbâs ad-Dunaysirî, médecin habile et poète accompli, servit de hauts personnages et des ministres. Il vécut quatre-vingts ans et mourut au cours du mois de Safar de la même année à Damas.
(1) B : ils furent.
(2) A : et ils font.
(3) Biographie - al-Qasṭalānī - à la fin de Mirʾāt al-Zamān (4/330-333), Tārīkh al-Islām (15/578), al-I‘lām (286), et un texte complémentaire dans al-‘Ibar, p. 6, al-Wāfī bi-l-Wafayāt (2/132), Fawāt al-Wafayāt (3/310), Mirʾāt al-Jinān (4/302), al-Nujūm al-Zāhirah (7/373), al-Dalīl al-Shāfī (2/588), al-ʿAqd al-Ṭamīn (1/321), Ṭabaqāt al-Isnawī (2/326), Ḥusn al-Muḥāḍarah (1/419), et Shudhurāt al-Dhahab (7/694-695).
(4) Ṭ : « al-Nūrī » est une erreur ; ce nom est attribué à Tozeur, une ville à l’extrême Afrique du Nord (Mu‘jam al-Buldān et autres) (Bashār).
(5) Ṭ : al-Maimūnī al-Qaysī al-Nūrī al-Miṣrī puis malikite.
(6) Ṭ : Bagdad, puis il a entendu.
(7) A, B : il fut.
(8) B : et sa mort eut lieu à la fin de Muharram.
(9) Biographie - al-Dinnisrī - dans Ṭabaqāt al-Aṭibbāʾ (2/367), à la fin de Mirʾāt al-Zamān (4/328), Tārīkh al-Islām (15/580), un texte complémentaire dans al-‘Ibar, p. 7, al-Ishārah (376), al-Wāfī bi-l-Wafayāt (3/200), Fawāt al-Wafayāt (3/392), al-Nujūm al-Zāhirah (7/373), al-Dhāris (1/498-499), et Shudhurāt al-Dhahab (7/747). Je précise : Ibn al-Limsh, auteur du livre Tārīkh Dūnīsīr, a mal situé ce dernier car, comme il est supposé, il est décédé avant lui. On y trouve une définition et une localisation de la ville de Dūnaysir à la p. 19 de l’introduction rédigée par le chercheur M. Ibrāhīm al-Ṣāliḥ, que Dieu le protège, qui indique qu’il s’agit d’une ville fameuse de la Jazīrah al-Furātīyah, située entre Nisībīn et Ras ‘Ayn, à deux fersakhs de la ville de Mardin. Le nom est un composé d’origine étrangère, dérivé de Dunyās, signifiant « tête du monde ». Celle-ci porte un autre nom, qu’on dit Qūj Ḥiṣār, sous lequel elle est connue aujourd’hui. Elle se trouve dans les limites territoriales turques.