Al-Bayḍâwî (1), l’auteur de nombreux ouvrages (2), est le cadi, l’imam, l’éminent savant Nāṣir ad-Dīn ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ash-Shīrāzī, juge de cette contrée et son érudit, ainsi que l’érudit de l’Azerbaïdjan et des régions avoisinantes. Il mourut à Tabriz en l’an 685 H. Parmi ses œuvres figure « Al-Minhāj fī uṣūl al-fiqh », très réputé, et plusieurs (3) l’ont commenté. Il a également composé un « Commentaire de at-Tanbīh » en quatre volumes, « Al-Ghāyah al-quṣwā fī dirāyat al-fatwā », ainsi que « Sharḥ al-Muntakhab » (4) et « Al-Kāfiyah » en logique. Il est aussi l’auteur de « Al-Ṭawāli‘ » et de « Sharḥ al-Maḥṣūl », en plus d’autres ouvrages utiles. Il recommanda à al-Qutb ash-Shīrāzī de l’enterrer à ses côtés (5) à Tabriz. Et Dieu, qu’Il soit exalté, sait mieux.
[Puis débuta l’année 686 H]
Au premier (6) de Muḥarram, les troupes se mirent en route avec le gouverneur de Damas, Ḥusām ad-Dīn Lājīn, pour assiéger (7) Ṣahyūn et le fort de Barziyah. L’émir Shams (8) ad-Dīn Sanqur al-Ashqar s’opposa à eux, mais ils ne cessèrent de le presser jusqu’à ce qu’il descendît et leur remît les lieux. Il partit ensuite rejoindre le service du sultan al-Malik al-Manṣūr (9), qui l’accueillit avec bienveillance et honneur, et lui attribua la prééminence sur mille cavaliers. Il demeura fortement estimé sous le règne manṣūrī jusqu’à sa fin, et ces événements prirent alors fin.
Au milieu (10) du mois de Muḥarram, le cadi Jalāl ad-Dīn al-Ḥanafī exerça la fonction de juge au nom de son père, Ḥusām ad-Dīn ar-Rāzī.
Le treizième de Rabī‘ al-Awwal, le cadi Shihāb ad-Dīn Muḥammad ibn le cadi Shams ad-Dīn ibn al-Khalīl al-Khuwayyī arriva du Caire pour occuper la charge de juge suprême à Damas (11). Son investiture fut proclamée le vendredi, premier jour de Rabī‘ al-Ākhar, et la fonction de juge suppléant resta à Sharf ad-Dīn al-Maqdisī. Le dimanche, troisième de Shawwāl (12), le shaykh Ṣafī ad-Dīn donna une leçon à la Rawāḥiyyah.