On leur posta des agents pour surveiller ce qu’ils faisaient (1). On les fit ensuite descendre dans les demeures de la citadelle et on leur attribua des salaires et des subsides suffisants, avec un surplus considérable.
L’émir Badr al-Dîn Baktoût al-‘Alâ’î, alors détaché à Homs, écrivit au vice-gouverneur de Damas, Lâjîn (2), rapportant qu’une tempête avait éclaté le jeudi 7 Ṣafar sur le territoire de Homs, puis s’était élevée dans le ciel sous la forme d’une colonne semblable à un énorme serpent. Elle se mit à emporter de grosses pierres, les projetant ensuite (3) en l’air comme des flèches d’arbalète. Elle emporta également un grand nombre de chameaux avec leurs charges, ainsi que du mobilier, des tentes et des bêtes de somme. Les gens subirent de lourdes pertes (4). Nous appartenons à Dieu et c’est à Lui que nous retournons.
Ce même jour, il tomba une pluie abondante à Damas (5), provoquant un important flux d’eau, surtout dans le quartier de Ṣāliḥiyya (6).
La même année, ‘Alam al-Dīn al-Duwaydârî fut rétabli dans la fonction de surintendant des dīwāns à Damas, et l’officiel Taqī al-Dīn Tûba (7) fut nommé au vizirat de Damas (8).
Durant cette période, la magistrature de rite malékite en Égypte revint à Zayn al-Dīn Ibn Abī Makhlūf al-Buraydī (9), en remplacement du qâḍī Taqī al-Dīn Ibn Shâs (10), décédé sur place.
De même, Badr al-Dīn (11) Ibn Jamâ‘a prit la chaire d’enseignement à l’école al-Ghazâliyya, l’ayant réclamée aux dépens de Shams al-Dīn, l’imam de la Kilâssa, qui suppléait Shams al-Dīn (12) al-‘Aykî. Ce dernier était le shaykh de Sa‘îd al-Su‘adâ’ en Égypte (13). Ibn Jamâ‘a en assura la charge (14) durant un mois, puis il advint