Le professeur de l’école Al-ʿIzziyya (1) à al-Kishk, qui suppléa Majd al-Dīn ibn al-ʿAdīm (2), reçut l’enseignement du hadith et s’éteignit (3) dans la nuit de la mi-Chaʿbān. Il était le père du cheikh Najm al-Dīn al-Qaḥfāzī (4), maître des Hanafites et prédicateur à la mosquée Tankiz (5).
Le cheikh Ḥasan al-Rūmī (6) fut quant à lui le cheikh de Saʿīd al-Suʿadāʾ au Caire. Après lui, Shams al-Dīn al-Ayki (7) assuma cette fonction.
[Rashīd al-Dīn al-Ḥanafī]
(8) Al-Rashīd Saʿīd ibn ʿAlī ibn Saʿīd, connu sous le nom de cheikh Rashīd al-Dīn al-Ḥanafī, fut professeur à l’école al-Shibliyya. Il laissa de nombreux ouvrages utiles et composa de beaux poèmes. Parmi ceux-ci, on trouve (9) [mètre ar-raml] :
(10) « Dis à celui qui craint d’être surpris par les revers du temps :
La prudence est sans utilité face au destin.
(11) Ce qui a dissipé ma tristesse, c’est ma conviction
Que toute chose est régie par le décret et la prédestination. »
Et d’autres vers de lui proclamés (12) [mètre aṭ-ṭawīl] :
« Mon Dieu, à Toi revient la louange qui T’est due,
Pour Tes bienfaits, dont la grâce nous permet même de Te louer.
Tu m’as créé sain et sauf, le corps épargné de toute atteinte,
Et Ta douceur m’a accompagné depuis mon berceau.
J’étais orphelin, voué à la perdition,
Tu m’as recueilli et sauvé de tout ce qui pouvait me nuire.
Tu m’as accordé la raison, qui par sa lumière
Guide l’aspirant au bien vers la voie de la juste direction.
Tu as orienté vers l’islam mon cœur et ma langue :
Quelle faveur dont la place est si chère à mes yeux ! »