Il était l’un des meilleurs émirs, qu’Allah lui accorde Son pardon. Il mourut au mois de Rabî‘ al-Âkhir de cette même année. Al-Sâlih Najm al-Dîn avait auparavant confisqué ce « bunduqdâr », puis en avait retiré son mamelouk Baybars, qu’il rattacha à son service en raison de sa bravoure et de son dynamisme. Ainsi, il lui donna préséance sur son ancien maître et sur d’autres encore.
(Le premier personnage décrit est) le cheikh pieux, adorateur et ascète, Sharaf al-Dîn Abû ‘Abd Allâh Muhammad ibn al-Hasan ibn Ismâ‘îl al-Ikhmîmî. Ses funérailles furent imposantes et il fut enterré à Qâsiyûn, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Ibn ‘Âmir al-Muqri’, auquel est attribuée la « grande mi‘âd », est le cheikh vertueux et réciteur Shams al-Dîn Abû ‘Abd Allâh Muhammad ibn ‘Âmir ibn Abî Bakr al-Ghasûlî, de rite hanbalite. Il étudia le hadith auprès du cheikh Muwaffaq al-Dîn Ibn Qudâma et d’autres. Chaque dimanche soir, il tenait la réunion du mi‘âd ; une fois celle-ci achevée, il invoquait la bénédiction divine pour l’assemblée, puis leur adressait une exhortation. Il mourut un mercredi, le onzième jour de Jumâdâ al-Âkhira, et fut inhumé près de la tombe du cheikh ‘Abd Allâh al-Armanî, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Enfin, il y eut le juge ‘Imâd al-Dîn Dâwûd ibn Yahyâ ibn Kâmil al-Qurashî al-Busrawî, de rite hanafite.
(1) A : Il s'agissait de al-Ṣāliḥ Ṣādir.
(2) A, B : Et il l'a ajouté.
(3) B : Il a devancé.
(4) Biographie – al-Ikhmīmī – en conclusion de Mirʾāt al-Zamān (4/271-274), Tārīkh al-Islām (15/527), al-Iʿlām (285), al-ʿIbar (5/350), al-Ishārah (374), al-Wāfī bil-Wafayāt (2/353) et an-Nujūm (7/368).
(5) Al-Ikhmīmī : désignant celui d’Ikhmīm, une ancienne ville sur les rives du Nil en Haute-Égypte. Voir Muʿjam al-Buldān (1/123).
(6) Biographie – Ibn ʿĀmir al-Muqriʾ – dans Tārīkh al-Islām (15/529), al-ʿIbar (5/350) et Shudhūr al-Dhahab (679). D’autres ouvrages hanbalites comme Ṭabaqāt al-Ḥanābilah et son appendice, al-Maqṣad al-Arshad et ad-Durr al-Munḍad ont omis cette attribution. Bachār explique que la raison en est que al-Dhahabī, source de ces ouvrages, ne l’a pas désigné comme hanbalite mais simplement comme un qāriʾ ṣāliḥ.
(7) Texte imprimé : « al-Ghusūlī », ce qui n’a aucun sens. Nous avons confirmé l’écriture de al-Dhahabī dans Tārīkh al-Islām (15/529).
(8) Ainsi dans al-Uṣūl [et dans la première édition], ce qui est possible. Dans Tārīkh al-Islām : « al-Ghusūlī al-Ṣāliḥī », ce qui est plus exact. Il se peut que l’auteur l’ait attribué hanbalite parce qu’il était originaire de Ṣāliḥiyyah, dont la majorité des habitants sont hanbalites, ou parce qu’il a transmis des récits de hanbalites. La biographie est, à mon avis, tirée du Tārīkh de Cheikh Tāj ad-Dīn al-Fazārī, comme l’indique al-Dhahabī. Cet ouvrage ne nous est pas parvenu, nous ignorons donc s’il lui attribuait l’appartenance hanbalite, mais il le qualifie sans doute de Ṣāliḥī sans aucun doute. Que Dieu soit le plus savant (Bachār).
(9) Et il était le cheikh du miʿād la nuit du dimanche, dans B.
(10) Biographie – ʿImād ad-Dīn – dans Tārīkh al-Islām (15/519), al-Jawāhir al-Muḍiyya (2/197), ad-Dalīl ash-Shāfī (1/297), ad-Dāris (1/556) et aṭ-Ṭabaqāt as-Sunniyyah (3/240).
(11) Texte imprimé : an-Naṣrawī ; une déformation corrigée d’après A, B et ad-Dāris.