Le cheikh Tadj ad-Dîn al-Fazârî [de sa propre main, en raison de l’abondance de ses bienfaits et de l’enthousiasme des personnes présentes. Celles-ci l’ont grandement loué en dépit de sa jeunesse, car il avait alors vingt-deux ans. Puis le cheikh Taqî ad-Dîn mentionné s’est également assis…]
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Le vendredi dixième de Safar, à la mosquée omeyyade [après la prière du vendredi, sur la chaire qui lui avait été préparée pour l’exégèse du Noble Coran, il commença son interprétation depuis le début. Une assistance nombreuse, très dense, se rassemblait alors autour de lui].
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Grâce à la diversité des sciences précises qu’il présentait, alliée à sa foi, son ascèse et son adoration, sa renommée se répandit dans toutes les contrées et tous les pays. Il poursuivit ainsi pendant de longues années. Et cette même année :
Le sultan arriva à Damas depuis l’Égypte
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le samedi douzième de Jumâdâ al-Âkhira. Le seigneur de Ḥamât, al-Malik al-Manṣūr, vint à sa rencontre
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et le sultan l’accueillit dans son cortège et l’honora. Puis, dans la nuit du mercredi vingt-quatrième de Shaʿbân, une intense pluie tomba sur Damas, accompagnée de tonnerre et d’éclairs, et un torrent considérable déferla
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au point de briser les verrous de la porte al-Farâdis. L’eau s’éleva de façon notable, provoquant la noyade de nombreuses personnes, et emportant les chameaux
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de l’armée égyptienne ainsi que leurs bagages. Le sultan quitta alors Damas pour l’Égypte trois jours plus tard.
Il fut confié à l’émir Shams ad-Dîn Sunqur
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la direction des dîwân (services administratifs), en remplacement d’al-Duwaydârî ʿAlam ad-Dîn Sanjar.
L’accession au pouvoir d’Argûn fils d’Abaghâ chez les Tatars
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Et la même année
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les Tatars se divisèrent à propos de leur souverain, le sultan Aḥmad. Ils le déposèrent, le tuèrent, puis choisirent comme roi à leur tête le sultan Argûn ibn Abaghâ,
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le proclamant ainsi auprès de leurs armées. Dès lors, leur situation se consolida
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et se déroula de la sorte, tandis que le règne du sultan Aḥmad prit fin. Celui d’Argûn ibn Abaghâ commença alors.