Abu Jaʿfar aṣ-Ṣaydalanī (1), ʿAfīfa al-Farfānīyya (2) et Ibn al-Laftawānī (3) lui accordèrent tous l’autorisation (ijâza). Il était un homme pieux, aimant transmettre le hadith et très bienveillant envers les étudiants. L’hafiz Jamāl ad-Dīn al-Mizzī lut devant lui le « Muʿjam al-Ṭabarānī al-Kabīr » et l’écouta aussi par la récitation de l’hafiz al-Barzālī (4), en compagnie de nombreux autres personnes. Il naquit en l’an cinq cent quatre-vingt-dix-neuf de l’Hégire (599 H) (5) et mourut un dimanche, le septième jour de Ṣafar, qui coïncidait avec l’arrivée des pèlerins à Damas en provenance du Hijaz. Il était avec eux et décéda après s’être établi à Damas.
Quant au qāḍī Amīn ad-Dīn al-Achtarī (6), Abū al-ʿAbbās Aḥmad ibn Shams ad-Dīn Abī (7) Bakr ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-Jabbār (8) ibn Ṭalḥa al-Ḥalabī, connu sous le nom d’al-Achtarī aš-Šāfiʿī, c’était un spécialiste du hadith. Il étudia et recueillit de nombreuses traditions, puis offrit divers ouvrages à Dār al-Ḥadīṯ al-Ašrafiyya. [Il mourut (9) à la khānqāh al-andalusiyya (10) le jeudi vingt-quatrième de Rabīʿ al-Awwal, à l’âge de soixante-six ans.] Le shaykh Muḥyī ad-Dīn an-Nawawī faisait son éloge et lui envoyait de jeunes élèves pour qu’ils lisent chez lui, du fait de la confiance qu’il avait en lui, ainsi que de sa rectitude et de sa piété.
Enfin, le shaykh Burhān ad-Dīn Abū aṯ-Thanāʾ (11) Maḥmūd ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān al-Marāghī aš-Šāfiʿī, fut le professeur à la madrasa al-Falakiyya (12).
(1) Éd. Abū Naṣr. La biographie d’al-Ṣaydallānī et ses sources se trouvent dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (21/430).
(2) Éd. al-Fāriqāniyya ; une altération, dont la biographie est dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (21/481).
(3) Dans les éditions Ṭ et B : al-Maydānī, alors que dans l’édition Ā : al-Māwī, et dans al-Dāris, c’est Ibn al-Mughāzī. Bachār déclare que ce sont toutes des altérations, et la version correcte est celle attestée par le manuscrit d’al-Dhahabī dans Tārīkh al-Islām, qui est ʿUbayd Allāh ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr Abū Zarʿa al-Luftawānī al-ʾAṣbahānī. Al-Dhahabī note dans Wafayāt sanat 602 de Tārīkh al-Islām (13/64) : « Je ne sais pas quand il est mort, mais il l’a autorisé cette année-là à al-Burhān ibn al-Darajī, et il a autorisé… etc. ». Luftawān est un village d’Iṣfahān. Louange à Dieu pour ses bienfaits.
(4) Mentionné par al-Barzālī dans son Tārīkh al-Muqtafi (1, fol. 105-106 de ma copie manuscrite) (Bachār).
(5) L’expression n’apparaît pas dans l’édition Abū, c’est quelque chose que l’édition Ṭ a inséré dans le texte original – je l’ai laissée pour son intérêt.
(6) Biographie d’al-Ashtrī, en note finale de Mirʾāt al-Zamān (4/165), Tārīkh al-Islām (15/443), al-Aʿlām (284), al-ʿIbar (5/334), al-Ishāra (372), al-Wāfī bi-l-Wafayāt (7/124), Ṭabaqāt al-Isnawī (1/454), al-Nujūm al-Zāhira (7/356-357), al-Dalīl al-Shāfī (1/55), al-Dāris (2/141), Shudhara al-Dhahab (7/647).
(7) Dans al-ʾUṣūl : Abū ; mais ici c’est pour le contexte.
(8) Dans B : ʿAbd Allāh au lieu de ʿAbd al-Jabbār, ce qui est une altération.
(9) Dans B : « et son décès survint ».
(10) Al-Dāris (2/141).
(11) Biographie d’al-Mirāghī en note finale de Mirʾāt al-Zamān (4/177), Tārīkh al-Islām (15/458), al-ʿIbar (336), al-Ishāra (372), Ṭabaqāt al-Isnawī (2/456), al-Nujūm al-Zāhira (7/356), al-Dāris (1/432-433), Shudhara al-Dhahab (7/653).
(12) Al-Dāris (1/431).