Au début du mois de Ṣafar, le sultan fit arrêter le grand émir Badr al-Dīn Baysarī al-Shamsī (1), ainsi que l’émir ‘Alā’ al-Dīn al-Sa‘dī al-Shamsī (2).
Cette année-là, le qāḍī Badr al-Dīn Ibn Jamā‘a (3) dispensa son enseignement à la madrasa al-Qaymariyya, le shaykh (4) Shams al-Dīn Ibn al-Ṣafī al-Ḥarīrī à la Farkhashāhiyya (5) et ‘Alā’ al-Dīn Ibn al-Zamalkanī à l’Amīniyya.
Le lundi (6) onzième jour de Ramaḍān, un grand incendie se déclara dans le quartier de Labbādīn. Le vice-sultan de l’époque, l’émir Ḥusām al-Dīn Lājīn al-Silḥadār, s’y rendit en compagnie d’un grand nombre d’émirs. La nuit fut très effrayante – que Dieu nous préserve de ses méfaits. Par la suite, le qāḍī Muḥyī al-Dīn Ibn al-Naḥḥās (7), régisseur de la Grande Mosquée, intervint, répara les dégâts et obtura (8) les brèches, puis reconstruisit l’édifice mieux qu’il ne l’était auparavant. Louange et gratitude à Dieu pour Ses bienfaits.
[Parmi les éminentes personnalités disparues cette année-là] figurent le vertueux shaykh, dernier héritier des pieux anciens (9), Burhān al-Dīn Abū Isḥāq Ibrāhīm (10), ainsi que le shaykh Ṣafī al-Dīn Abī al-Fidā’ Ismā‘īl ibn Ibrāhīm ibn Yaḥyā ibn ‘Alawī ibn al-Darajī (11), de rite ḥanafī, qui était l’imam de la madrasa al-‘Izziyya à al-Kashk (12). Il avait reçu de nombreux enseignements (13) de plusieurs maîtres, dont al-Kindī et Ibn al-Ḥarastānī, mais l’on ne découvrit la preuve de ses auditions auprès d’eux qu’après son décès.
(1) A et T : al-Saʿdī, et ce qui est ici d’après B. La biographie de Bīsarī apparaîtra dans les événements de l’année 698 de ce volume, si Dieu le veut.
(2) Il s’agit de Kashtughdi ibn ʿAbd Allāh al-Saʿdī al-Shamsī, décédé en 690. Voir la postface de Mirʾāt al-Zamān (4/141) et al-Dalīl al-Shāfī (2/559).
(3) La biographie de Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn Saʿd Allāh ibn Jamāʿa apparaîtra dans les morts de l’année 733 du volume suivant et dernier.
(4) B : et al-Qāḍī. La biographie d’Ibn al-Ḥurayrī sera donnée dans les morts de l’année 728 du volume suivant et dernier.
(5) T : selon al-Sarḥānīyah, al-Farkhashāhīyah dans la ruelle al-Ṣakhr, dont il ne reste que le dôme du ṭurba. Al-Dāris (1/561) et sa note en bas de page.
(6) B : et la nuit de dimanche.
(7) T : Najm al-Dīn ; une altération, il s’agit en réalité de Muḥammad ibn Yaʿqūb ibn Ibrāhīm. Sa biographie apparaîtra dans les morts de l’année 695 de ce volume, si Dieu le veut.
(8) B : et Suddad.
(9) La biographie d’Ibn al-Durjī se trouve dans la postface de Mirʾāt (4/148), Tārīkh al-Islām (14/445), al-ʿIbar (5/335), al-Iʿlām bi-Wafayāt al-Aʿlām (284), al-Wāfī (5/327), al-Jawāhir al-Muḍīyah (1/72), al-Nujūm al-Zāhirah (7/356), al-Manhal al-Ṣāfī (1/37-39), al-Dalīl al-Shāfī (1/9), al-Dāris (1/556-557), al-Ṭabaqāt al-Sunniyah (1/184-185) et Shudhārāt al-Dhahab (7/650).
(10) N’est pas dans les deux sources principales mais je l’ai relevé d’après B et ses références.
(11) A : Ibn al-Raḍī ; une altération. Ce qui est ici d’après B et ses sources.
(12) A : « balkajk », et l’information est dans al-Dāris (1/555) et al-ʿIlāq al-Khaṭīrah (215). Bachār a dit : « les deux sont corrects, et je l’ai trouvé avec le jīm dans la copie manuscrite d’al-Dhahab ».
(13) T : et j’ai entendu cela de plusieurs personnes.