Abou Muṣ‘ab a rapporté, d’après Mālik : « ‘Īsā ibn Maryam a dit : “Ne multipliez pas la parole sans faire mention de Dieu, de peur que vos cœurs ne s’endurcissent, car un cœur endurci est éloigné de Dieu, bien que vous ne le sachiez pas. Ne portez pas un regard sur les péchés des serviteurs de Dieu comme si vous étiez leurs maîtres ; considérez-les plutôt comme si vous étiez vous-mêmes des serviteurs. En vérité, les gens sont de deux catégories : celui à qui Dieu a épargné l’épreuve et celui qui en est affligé. Ayez donc compassion de ceux qui subissent l’épreuve et rendez grâce à Dieu pour votre préservation.” (1)
Ath-Thawrī a dit : « J’ai entendu mon père rapporter, d’après Ibrāhīm at-Taymī, que ‘Īsā déclara à ses compagnons : “En vérité, je vous le dis, celui qui recherche le Paradis considère comme peu de chose de se contenter de pain d’orge (2) et de dormir dans les décharges parmi les chiens.” (3) »
Mālik ibn Dīnār a également rapporté que ‘Īsā a dit : « Manger de l’orge avec de la cendre et dormir sur les dépotoirs avec les chiens ne sont que de modestes sacrifices dans la quête du Paradis. »
‘Abd Allāh ibn al-Mubārak a dit : « Sufyān nous a rapporté, d’après Manṣūr, d’après Sālim ibn Abī al-Ja‘d, que ‘Īsā a déclaré : “Œuvrez pour Dieu, et non pour vos ventres. Observez ces oiseaux qui partent au matin et reviennent le soir ; ils ne labourent ni ne moissonnent, et pourtant Dieu pourvoit à leur subsistance. Si vous dites : ‘Nos ventres sont plus grands que ceux des oiseaux’, regardez donc ces bœufs (4) sauvages et ces ânes : ils vaquent à leurs occupations sans labourer ni moissonner, et Dieu leur accorde leur nourriture. (5)” »
Safwān ibn ‘Amr a rapporté, d’après Shurayḥ ibn ‘Ubayd Allāh, d’après Yazīd ibn Maysarah, que les disciples dirent au Messie : « Ô Messie de Dieu, regarde comme la Maison de Dieu est belle. » Il répondit : « Amīn, amīn ! En vérité, je vous le dis : Dieu ne laissera pas de ce sanctuaire une seule pierre debout sans la détruire, à cause des péchés de ceux qui l’habitent. Dieu ne tire aucun profit de l’or, de l’argent ni de ces pierres qui vous émerveillent. Ce qui est plus précieux pour Lui, ce sont les cœurs vertueux ; par eux, Dieu peuple la terre, et par eux, Il la dévaste s’ils ne sont pas tels. (6) »
Al-Ḥāfiẓ Abū l-Qāsim ibn ‘Asākir a dit dans son “Histoire” : « Abū Manṣūr Aḥmad ibn Muḥammad aṣ-Ṣūfī nous a informés, et ‘Āʾishah bint al-Ḥasan ibn Ibrāhīm al-Warkāniyyah (7) nous a transmis, en disant : Abū Muḥammad ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn ‘Abd Allāh ibn al-Haytham nous raconta par dictée, Al-Walīd ibn Abān nous transmit par dictée, Aḥmad ibn Ja‘far ar-Rāzī nous rapporta, Sahl ibn… »