Khalaf ibn ‘Allân (1), al-Qaysî de Damas, naquit l’année quatre-vingt-quatorze. Il fut l’un des grands dignitaires et issu d’une famille de renom. Il fut chargé de superviser les dîwâns à Damas et d’autres affaires, avant de tout abandonner pour se tourner vers l’adoration et la transcription des hadiths. Il écrivait avec une grande rapidité, rédigeant trois cahiers par jour. Il transmit le « Musnad de l’imam Ahmad » (2) à trois reprises, et dispensa des hadiths tirés du « Sahîh Muslim », du « Jâmi‘ al-Tirmidhî » et d’autres ouvrages. Al-Barzâlî, al-Mizzî et Ibn Taymiyya recueillirent ses enseignements. Il fut inhumé le jour même au pied du mont Qâsiyûn, à l’âge de quatre-vingt-six ans (– qu'Allah soit satisfait d'eux –) au total.
Cheikh Safî al-Dîn (3) Abû al-Qâsim Muhammad ibn ‘Uthmân ibn Muhammad al-Tamîmî al-Hanafî fut le cheikh des Hanafites à Busrâ et enseigna pendant de longues années à l’école al-Amîniyya. Il était éminent, lettré, pieux, retiré du monde. C’est le père du qâdî al-qudât Sadr al-Dîn ‘Alî (4). Il vécut très longtemps : né en l’an cinq cent quatre-vingt-trois, il mourut la nuit de la mi-Sha‘bân de cette année à l’âge de quatre-vingt-dix-sept ans (– qu'Allah lui fasse miséricorde –).
[Puis commença l’année six cent quatre-vingt-un]
Elle débuta sous le calife al-Hâkim bi-Amr Allâh et le sultan (6) al-Malik al-Mansûr Qalâwûn. Cette année-là, le roi tatar Ahmad envoya au roi al-Mansûr une demande de réconciliation afin d’éviter l’effusion de sang entre eux. Pour cette mission (7), arriva le cheikh Qutb al-Dîn al-Shîrâzî, l’un des disciples de al-Nasîr (8) al-Tûsî. Al-Mansûr accepta et adressa (9) des lettres au roi des Tatars (10) pour officialiser cette entente.
[Par ailleurs, au dix-septième jour de Safar, le qâdî Shams al-Dîn Ibn Khallikân assista au cours dispensé à l’école al-Amîniyya, en présence du qâdî ‘Izz al-Dîn Ibn al-Sâ’igh et d’un groupe de personnes] (11).