Damas, puis il fut révoqué par Ibn Khallikân, comme il a déjà été mentionné (1). Ensuite, il mourut le mardi huitième jour de Muharram (2), et il fut inhumé le lendemain, jour de Tâsû‘â’, dans le cimetière de son grand-père à Qâsiyoun (3).
[Et le dixième jour de Muharram mourut] le grand juge (qâdî al-qudât) Sadr ad-Dîn ‘Umar (4), fils du juge Tâj ad-Dîn ‘Abd al-Wahhâb ibn Khalaf ibn Abî al-Qâsim al-‘Allâmî (5), lui-même petit-fils par sa mère d’al-A‘azz al-Misrî. Il était un savant remarquable, brillant et versé dans le madhhab, scrupuleux dans ses jugements à l’image de son père. Il fut enterré à al-Qarâfa (6).
Puis vient le shaykh Ibrâhîm ibn Sa‘îd ash-Shâghûrî (7) al-Muwallah, surnommé « al-Jay‘ânah ». Il jouissait d’une certaine renommée à Damas (8), et on lui attribuait, dans la bouche du commun du peuple ou de personnes déraisonnables, divers états mystiques et révélations. Il ne faisait pas partie de ceux qui veillent à accomplir régulièrement leurs prières ni ne jeûnait avec la majorité des gens, mais beaucoup de personnes ordinaires, ainsi que d’autres, croyaient fermement en lui. Il mourut (9) le dimanche septième jour de Jumâdâ al-Ûlâ (10) et fut inhumé dans le cimetière des « mawullahîn » sur le flanc du mont Qâsiyoun (11), auprès du shaykh Yûsuf al-Qaminî (12), décédé depuis quelque temps déjà.
Le shaykh Yûsuf habitait dans les bâtiments d’al-Aqmîn du hammam de Nûr ad-Dîn ash-Shahîd, chez les Bazûriyyîn (13). Il s’asseyait sur les impuretés et les ordures, et portait des vêtements rudes qui traînaient dans la saleté des ruelles. Il bénéficiait pourtant d’une grande acceptation de la part du peuple, qui lui témoignait amour et obéissance, et il se trouvait bien des gens simples exagérant dans leur attachement et leur foi envers lui. Il ne priait pas et ne se préservait pas des impuretés. Quiconque le visitait s’asseyait à la porte d’al-Aqmîn (14), là où se trouvaient souillures et immondices, et les personnes du commun rapportaient à son sujet divers récits.