Nous avons exposé en détail ce sujet dans le « Tafsîr »(1). Qu’on le transcrive à partir de là. Et quiconque souhaite l’examiner peut s’y référer de ce fait. Louange et grâce à Dieu.
Section
Abou Bakr ibn Abî al-Dunyâ a dit : « Un homme – dont le nom nous est inconnu – nous a rapporté ; il nous a transmis, d’après Hajjâj ibn Muhammad, d’après Abou Hilâl Muhammad ibn Sulaymân, d’après Bakr ibn ‘Abd Allâh al-Muzanî(2) : Les apôtres perdirent la trace de ‘Isâ(3). On leur dit alors : “Il s’est dirigé vers la mer.” Ils partirent donc à sa recherche. Lorsqu’ils atteignirent la mer, voilà qu’il marchait sur l’eau, le flot le soulevait tantôt et le déposait tantôt. Il portait un manteau dont il avait revêtu une moitié et dont il s’était ceint de l’autre, jusqu’à ce qu’il arrivât à eux. L’un d’eux – Abou Hilâl dit : “Je crois qu’il était l’un de leurs meilleurs” – s’adressa à lui : “Ne pourrais-je pas te rejoindre, ô Prophète de Dieu ?” Il répondit : “Oui.” Il posa alors un pied sur l’eau, puis voulut poser l’autre et s’écria : “Hélas ! Je me noie, ô Prophète de Dieu !” Il lui dit : “Montre-moi ta main, toi qui as peu de foi. Si le fils d’Adam possédait un degré de certitude ne fût-ce que de la taille d’un grain d’orge, il marcherait sur l’eau(4).” »
Abou Sa‘îd ibn al-A‘râbî le transmet, d’après Ibrâhîm ibn Abî al-Jahîm, d’après Sulaymân ibn Harb, d’après Abou Hilâl, d’après Bakr, de façon similaire.
Puis Ibn Abî al-Dunyâ a dit : « Mohammad ibn ‘Alî ibn al-Hasan ibn Sufyân nous a rapporté, Ibrâhîm ibn al-Ash‘ath nous a rapporté, d’après al-Fudayl ibn ‘Iyâd, lequel a dit : “On demanda à ‘Isâ ibn Maryam : ‘Ô ‘Isâ, grâce à quoi marches-tu sur l’eau ?’ Il répondit : ‘Par la foi et la certitude.’ Ils dirent : ‘Nous aussi, nous avons cru comme tu as cru et nous avons acquis la certitude comme tu l’as acquise.’ Il leur dit : ‘Alors, marchez !’ Ils s’avancèrent avec lui au milieu des vagues, mais ils sombrèrent. ‘Isâ leur dit : ‘Qu’est-ce qui vous est arrivé ?’ Ils répondirent : ‘Nous avons eu peur des vagues.’ Il dit : ‘N’avez-vous donc pas craint le Maître de ces vagues ?’ Ensuite il les fit sortir de l’eau, puis il frappa la terre de sa main, saisit ce qui s’y trouvait et l’ouvrit. Dans l’une de ses mains se trouvait de l’or, et dans l’autre de l’argile(5) ou des cailloux. Il leur dit : ‘Lequel de ces deux objets a votre préférence ?’ Ils répondirent : ‘Cet or.’ Il disait : ‘Pour moi, ils sont semblables(6).’” »
Nous avons déjà rapporté, dans la biographie de Yahyâ ibn Zakariyyâ(7), d’après certains anciens, que ‘Isâ – que la paix soit sur lui – portait un vêtement de laine et se nourrissait de