Il dépassa quatre-vingt ans et mourut (1) à Hama. Les poètes (reconnaissant sa valeur) reconnaissaient son mérite et sa prééminence dans cet art. Voici un extrait de sa poésie (ses propos) : (mètre al-Ṭawīl)
« Ma langue est tendre pour toi, ô comble de mes aspirations,
Et de mon élan passionné, je suis orateur et poète.
Cela (le premier) compose, célébrant la beauté de ton visage,
Et cela (le second), à cause de mes larmes devant ton abandon, le révèle au grand jour. »
(2) Le juge Shams al-Dīn (3) ‘Alī ibn Maḥmūd ibn ‘Alī ibn ‘Āṣim al-Shuhrāzūrī al-Dimašqī, enseignant à la madrasah al-Qaymariyya selon la condition requise par son fondateur, pour lui et pour sa descendance après lui. [L’enseignement reviendrait à ceux d’entre eux qui en étaient qualifiés. Il y enseigna jusqu’à son décès cette année-là, puis son fils lui succéda à ce poste] (4) [Ṣalāḥ al-Dīn, puis le fils de son fils après Ibn Jamā‘ah, et la durée de la fonction de son petit-fils fut longue. Shams al-Dīn assura la suppléance d’Ibn Khallikān lors de son premier mandat. C’était un juriste compétent, minutieux dans la transmission de l’école (madhhab). Qu’Allâh lui fasse miséricorde.] (5) Il voyagea avec Ibn al-‘Adīm à Bagdad, où il put y entendre (des traditions), et fut inhumé au cimetière des soufis, près de la tombe d’Ibn al-Ṣalāḥ.
Le shaykh pieux, savant et ascète (6) Abū Isḥāq Ibrāhīm ibn Sa‘d Allâh ibn Jamā‘ah ibn ‘Alī ibn Jamā‘ah ibn Ḥāzim ibn Ṣakhr (7) al-Kinānī al-Ḥamawī, possédait une connaissance du fiqh et du ḥadīth. Né en l’an 596 à Ḥamāh, il mourut à Jérusalem (al-Quds aš-Šarīf) et fut inhumé à Mamillā. Il étudia auprès de al-Fakhr Ibn ‘Asākir (8), et son fils, le juge suprême (qāḍī al-quḍāt) Badr al-Dīn Ibn Jamā‘ah (9), transmit de lui.
Enfin, le shaykh pieux Jund (10) ibn Muḥammad al-Minīnī. Il était dévoué au culte et menait une vie ascétique, accomplissant de bonnes actions. Les gens affluaient pour lui rendre visite, et le roi al-Ẓāhir vint le voir à plusieurs reprises.