Au roi al-Ẓāhir, en prenant des précautions à son égard, et le roi al-Ẓāhir imposa aux habitants de Dongola de lui faire parvenir chaque année un tribut. Tout cela se produisit au mois de Shaʿbān de cette même année.
Et cette année-là :
Le contrat fut conclu entre le roi as-Saʿīd, fils du roi al-Ẓāhir, et la fille de l’émir Sayf al-Dīn Qalāwūn al-Alfī, dans l’īwān, en présence du sultan et de la cour, pour une dot de cinq mille dinars, dont deux mille devaient être réglés à l’avance (1). C’est Muḥyī al-Dīn ibn ʿAbd al-Ẓāhir (2) qui l’écrivit et la lut ; il reçut alors cent dinars et fut revêtu d’un habit d’honneur.
Puis le sultan partit en hâte et parvint à la forteresse d’al-Karak. Il réunit les Qaymariyya (3) qui s’y trouvaient, et leur nombre s’élevait à six cents. Il ordonna de les pendre, mais on intercéda en leur faveur : il les relâcha, les expulsa vers l’Égypte, et avait appris d’eux qu’ils envisageaient de tuer ceux qui s’y trouvaient pour établir un roi à leur tête. Il confia ensuite la forteresse au ṭawāshī Shams al-Dīn Riḍwān al-Suhaylī, puis revint durant le reste du mois à Damas, où il fit son entrée un vendredi, le dix-huitième jour du mois.
Cette année-là aussi, il y eut un tremblement de terre à Khilāṭ, qui s’étendit jusqu’aux territoires de Diyār Bakr.
[Ceux qui décédèrent cette année parmi les notables]
• Le shaykh imām ʿallāma (4) l’éminent lettré, Tāj al-Dīn Abū al-Thanāʾ Maḥmūd ibn ʿĀbid ibn al-Ḥusayn ibn Muḥammad ibn ʿAlī al-Tamīmī al-Ṣarkhadī al-Ḥanafī. Il jouissait d’une grande réputation en jurisprudence et en littérature, menait une vie chaste et pieuse, et possédait une âme noble et de hautes vertus morales. Il naquit en l’an cinq cent soixante-dix-huit (H), entendit et transmit le ḥadīth. Il fut inhumé dans le cimetière des soufis au mois de Rabīʿ al-Ākhir de cette même année, âgé de quatre-vingt-seize ans (– qu'Allah lui fasse miséricorde –).
• Le shaykh imām ʿImād al-Dīn (5) ʿAbd al-ʿAzīz ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-Qādir ibn ʿAbd Allāh ibn Khalīl ibn Muqallid al-Anṣārī de Damas, connu sous le nom d’Ibn al-Ṣāʾigh. Il était professeur à lʿAdhrāwiyya et exerçait les fonctions de témoin auprès de la khazāna dans la citadelle. Il était versé en arithmétique, et possédait également des connaissances et des transmissions en ḥadīth. Il fut inhumé à Qāsyūn.
• Ibn al-Sāʿī (6), l’historien Tāj al-Dīn ibn al-Muḥtasib, connu sous le nom d’Ibn al-Sāʿī al-Baghdādī.