L’émir éminent, Fāris (1) ad-Dīn Aqtāy (2) al-Mustaʿrib, Atabek des provinces égyptiennes, fut d’abord l’esclave d’Ibn Yaman (3), puis devint l’esclave d’al-Ṣāliḥ Ayyūb, qui le nomma au commandement. Son rang s’éleva sous la dynastie d’al-Muẓaffar et il fut promu Atabek des armées. Lorsque ce dernier fut tué, les ambitions des émirs se tournèrent vers le pouvoir : Aqtāy prêta alors allégeance au roi al-Ẓāhir et l’armée le suivit. Al-Ẓāhir le lui reconnut et ne l’oublia pas. Peu avant son décès, Aqtāy perdit la faveur du roi al-Ẓāhir, et il mourut cette même année au Caire.
Le shaykh ʿAbd Allāh ibn Ghānim (4) ibn ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn ʿAsākir ibn al-Ḥusayn al-Maqdisī possédait une zāwiya à Naplouse. Il composa de remarquables poèmes et formula des propos d’une grande profondeur dans le domaine du soufisme. Al-Yūnīnī lui consacre une notice biographique développée et y rapporte un grand nombre de ses poèmes (5).
Le Qāḍī al-quḍāt Kamāl ad-Dīn (6) Abū al-Fatḥ ʿUmar ibn Bundar (7) ibn ʿUmar ibn ʿAlī at-Tiflīsī ash-Shāfiʿī, né à Tiflis (8) en l’an 601 de l’Hégire, était un savant spécialiste d’uṣūl et un dialecticien. Il exerça d’abord la vice-magistrature, puis assura pleinement la fonction de juge sous le règne de Halaʾwūn – Hūlākū. Connu pour sa chasteté et sa probité, il ne sollicita ni poste ni chaire d’enseignement, malgré l’importance de sa famille et la modestie de ses moyens. Lorsque leur gouvernement s’acheva, il s’attira les foudres de certains, qui l’obligèrent à se rendre au Caire. Il y demeura, instruisant les gens, jusqu’à sa mort au mois de Rabīʿ al-Awwal de cette année, et fut inhumé dans la Qarāfa al-Ṣughrā.
Ismāʿīl ibn Ibrāhīm ibn Shākir (9) ibn ʿAbd Allāh at-Tanūkhī, issu de la tribu de Tanūkh, laquelle appartient à Qudāʿa.