Le juge Tâj ad-Dîn Abû ‘Abd Allâh (1) Muḥammad ibn Wathḥâb ibn Râfi‘ an-Nukhaylî (2) al-Ḥanafî enseigna et donna des avis juridiques (fatwas) selon la méthode d’Ibn ‘Atâ’ à Damas. Il mourut subitement, après être sorti du bain, sur les banquettes du hammam, et fut enterré à Qâsiyûn.
Le médecin éminent Sharaf ad-Dîn Abû al-Ḥasan (3) ‘Alî ibn Yûsuf ibn Ḥaydara ar-Raḥbî, doyen des médecins à Damas et professeur à l’école ad-Dukhûrîya, conformément au testament de son fondateur, jouissait d’une position de premier rang dans cette discipline par rapport à ses contemporains. Parmi ses vers, il a dit (4) :
[mètre at-tawîl]
« Les gens de ce monde sont conduits de force vers la mort,
Sans que ceux qui restent ne prennent conscience de l’état de ceux qui s’en vont.
C’est comme des troupeaux, dont certains ignorent
Le sang versé sur d’autres. »
Le shaykh Naṣîr ad-Dîn (5) al-Mubârak ibn Yaḥyâ ibn Abî al-Ḥasan Abû (6) al-Barakât ibn aṭ-Ṭabbâkh (7) ash-Shâfi‘î, grand érudit en fiqh et en ḥadîth, enseigna, donna des fatwas, rédigea des ouvrages et l’on bénéficia grandement de son savoir (8). Âgé de quatre-vingts ans, il s’éteignit le onzième jour de Jumâdâ al-Âkhira (9) de [cette année, qu’Allâh lui fasse miséricorde] (10).
Le shaykh Abû al-Ḥasan (11) ‘Alî ibn ‘Abd Allâh ibn Ibrâhîm al-Kûfî, lecteur du Coran (12) et grammairien surnommé « Sîbawayh », était un savant remarquable dans l’art de la grammaire. Il mourut cette année au maristan du Caire (13), à l’âge de soixante-sept ans – qu’Allâh lui fasse miséricorde.
Voici quelques-uns de ses vers :
[mètre al-basîṭ]
« Tu as torturé mon cœur par une rupture qui ne faiblit point,
Ô toi dont l’amour demeure un sentiment toujours uni. »