Quant à ceux qui ont mécru, il est rapporté par plusieurs spécialistes des chroniques, de l’histoire et de l’exégèse (1) que l’ensemble des habitants d’Antioche avait cru en lui. Il leur envoya trois messagers, dont l’un était Shim‘ûn aṣ-Ṣafā (Simon Pierre), et ils crurent et répondirent [à l’appel]. Ceux-là ne sont pas ceux évoqués dans la sourate «Yâ Sîn», conformément à ce qui a été établi auparavant (2) au sujet de l’histoire des Compagnons de la Cité. D’autres, parmi les Enfants d’Israël, à savoir la majorité des Juifs, demeurèrent dans l’incroyance. Par la suite, Dieu soutint ceux qui croyaient en lui contre ceux qui mécroyaient, si bien qu’ils finirent par leur être supérieurs et dominants, comme l’indique la parole du Très-Haut :
« (Et rappelle-toi) quand Dieu dit : “Ô Jésus, je vais te rappeler et t’élever vers Moi ; je vais te purifier de ceux qui ne croient pas et placer ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas jusqu’au Jour de la Résurrection.” » (Sourate Âl ‘Imrân [3], verset 55)
Ainsi, quiconque est le plus proche de lui l’emporte sur quiconque lui est inférieur (3). Puisque la parole des musulmans à son sujet – qu’il est Serviteur de Dieu et Son Messager – est la vérité sur laquelle il n’y a aucun doute, ils ont prévalu sur les chrétiens qui s’étaient laissés aller à l’excès en le louant et en l’élevant au-dessus du rang que Dieu lui a conféré. Et parce que la position des chrétiens reste dans l’ensemble plus proche [de la vérité] que celle des Juifs – sur qui pèsent les malédictions de Dieu –, ces derniers leur furent assujettis durant les périodes intermédiaires, jusqu’à l’avènement de l’Islam et de ses adeptes.