Et d’autres encore, puis, après lui, la direction de [Dâr al-Ḥadîth] an-Nûriyya fut confiée au cheikh Tâj ad-Dîn al-Fazârî. Le cheikh Zayn ad-Dîn était d’un caractère exemplaire, d’un naturel jovial, très porté à la plaisanterie, à la manière des traditionnistes. Il se rendit (3) à Bagdad pour y étudier et y écouter le hadith. Il était vertueux, pieux et assidu dans l’adoration. Son convoi funéraire fut considérable, et il fut inhumé dans les cimetières de Bâb aṣ-Ṣaghîr (qu’Allah lui fasse miséricorde).
Le cheikh Abû al-Qâsim al-Ḥuwwârî (5) est Abû al-Qâsim [ibn] Yûsuf ibn Abî al-Qâsim ibn ‘Abd as-Salâm al-Umawî (6), le cheikh renommé à qui l’on doit la zâwiya de Ḥuwwârî (7). Il mourut dans sa contrée. C’était un homme bon et pieux, il avait des disciples et des compagnons qui l’aimaient, ainsi que de nombreux aspirants (murîdûn) issus des villages de Ḥaurân, de la montagne et de la Bathaniyya (8). Tous sont ḥanbalites et ne considèrent pas licite de jouer du tambour (duff), mais uniquement de frapper des mains. Ils sont, de ce fait, plus modérés que d’autres.
Le juge Badr ad-Dîn al-Kurdî as-Sinjârî (9), qui exerça à plusieurs reprises la magistrature en Égypte, mourut au Caire (10). Abû Shâma (11) rapporte que son comportement était connu pour l’acceptation de pots-de-vin de la part des juges des provinces, [des témoins] et des plaideurs recourant à lui. Toutefois, il était généreux et noble ; il fut l’objet, avec sa famille, d’une confiscation de biens.
[Puis arriva l’année 664 de l’Hégire]
Elle débuta alors que le calife abbasside al-Ḥâkim exerçait encore le pouvoir, avec le sultan (12) al-Malik aẓ-Ẓâhir. L’Égypte était administrée par quatre juges. Et au cours de cette année