Et d’autres encore. C’était un homme pieux et exemplaire, qui prêtait ses livres et poursuivait (1) sans relâche l’écoute (2) du hadith. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
[Puis arriva l’année six cent soixante et un]
Elle s’ouvrit alors que le sultan des provinces syriennes et égyptiennes était Baybars, et que son vice-roi en Syrie était [Jamal ad-Dîn] Aqouch an-Najîbî. Le juge de Damas était [Shams ad-Dîn] (3) Ibn Khallikân, et son ministre, ‘Izz ad-Dîn Ibn Wada‘a (4). Il n’y avait alors aucun calife au pouvoir, et l’on ne frappait la monnaie qu’au nom d’al-Mustanṣir, lequel fut tué l’année précédente.
[Du califat d’al-Hakim bi-Amr Allah Abû al-‘Abbâs]
Aḥmad, fils de l’émir Abû ‘Alî al-Qubî, fils de l’émir ‘Alî, fils de l’émir Abû Bakr, fils de l’imam al-Mustarshid billâh, commandeur des croyants Abû Manṣûr al-Faḍl, fils de l’imam al-Mustaẓhir billâh [Abû al-‘Abbâs] Aḥmad al-‘Abbâsî al-Hâshimî.
Le huitième (5) jour de muḥarram, un jeudi, le sultan [al-Malik] al-Ẓâhir [Rukn ad-Dîn Baybars] et les émirs [ainsi que les principaux notables] se réunirent dans le grand iwan de la Citadelle de la Montagne (Qal‘at al-Jabal). Le calife al-Ḥākim bi-Amr Allah arriva à cheval jusqu’à l’iwan, où il mit pied à terre. Un siège avait été préparé à côté de celui du sultan, après vérification de sa généalogie. [Puis son ascendance fut lue au peuple, et alors al-Ẓâhir Baybars vint à lui pour prêter serment] (6), immédiatement imité par l’assemblée. Ce fut un jour mémorable.
Le vendredi suivant (7), c’est-à-dire le deuxième (8) jour, le calife prononça un sermon devant l’assistance et déclara : « Louange à Dieu, qui a assuré aux descendants d’al-‘Abbâs un pilier et un soutien, et leur a accordé un sultan pour les aider. Je Le loue dans l’aisance comme dans l’adversité, je sollicite Son soutien pour Le remercier des bienfaits qu’Il nous accorde, et j’implore Son secours afin de repousser les ennemis. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu… »