Al-Karak et ach-Choûbak relevaient du roi al-Mughîth Fath ad-Dîn ‘Umar ibn al-‘Adil (1), Sif ad-Dîn Abû Bakr al-Kâmil Muhammad ibn al-‘Adil al-Kabîr Sif ad-Dîn Abû Bakr ibn Ayyûb. Les forteresses de Sahayoun et Barzana (2) étaient entre les mains de l’émir Mouzaffar ‘Othmân ibn Nâsir ad-Dîn Minkors (3). Le souverain de Hama était le roi al-Mansour, fils de Taqî ad-Dîn Mahmoud. Celui de Homs était al-Achraf, fils d’al-Mansour Ibrâhîm, fils d’Asad ad-Dîn an-Nâsir. Le seigneur de Mossoul était le roi as-Sâlih (4) [Ismâ‘îl], fils d’al-Badr Lo’lo’. Son frère était le roi al-Moujâhid (qui régnait sur Jazîrat Ibn ‘Omar). Le souverain de Mardin était le roi as-Sa‘îd Najm ad-Dîn Îl Ghâzî ibn Artuq. Le seigneur des contrées du Rûm était Roukn ad-Dîn Qilij (5) Arslan ibn Kaykhsaraw as-Seljouqide. Il partageait sa royauté avec son frère Kaykâwous, et les terres étaient divisées à parts égales entre eux. Le reste des régions orientales (6) se trouvait aux mains des Tatars, partisans de Houlagou (7). Quant au Yémen, il était gouverné (8) par plusieurs rois, et de même (9) le Maghreb, où chaque contrée avait son propre souverain.
La même année, les Tatars lancèrent un raid sur Alep (10). Ils furent affrontés par son gouverneur, Housâm ad-Dîn [al-Djokandar] al-‘Azîzî, rejoints par al-Mansour, seigneur de Hama, et al-Achraf, seigneur de Homs. La bataille se déroula au nord (11) de Homs, près du tombeau de Khâlid ibn al-Walîd. Les Tatars comptaient six mille hommes, tandis que les musulmans (12) étaient mille quatre cents. Dieu (13) – Exalté soit-Il – leur accorda la victoire, et nombre d’ennemis furent tués.