Au cours de cette même année (1), on désigna l’imam al-‘Imād al-Asʿardī, qui était un homme pieux et un excellent lecteur. Puis, l’imam al-Ḥarastānī fut rétabli le premier jour de Dhū al-Qa‘da de ladite année. Gloire à Celui qui détient toutes choses en Sa main : Il fait ce qu’Il veut et décrète ce qu’Il souhaite (2).
En cette même année, parmi les notables (3), s’éteignit le juge suprême (Qāḍī al-quḍāt) Ṣadr al-Dīn Abū al-‘Abbās ibn Sani al-Dawla (4) Aḥmad ibn Yaḥyā ibn Hibat Allāh ibn al-Ḥasan (5) ibn Yaḥyā ibn Muḥammad ibn ‘Alī ibn Yaḥyā ibn Ṣadaqa ibn al-Khayyāṭ — le juge suprême Ṣadr al-Dīn Abū al-‘Abbās ibn Sani al-Dawla al-Taghlibī de Damas, de rite shāfi‘ī.
Sani al-Dawla est al-Ḥasan (6) ibn Yaḥyā, déjà mentionné, qui fut juge (7) au service de certains rois de Damas aux alentours de l’an 500, et il avait fondé des waqfs (fondations pieuses) au profit de sa descendance.
Quant à Ibn al-Khayyāṭ, le poète, auteur d’un dīwān, il s’agit d’Abū ‘Abd Allāh Aḥmad ibn Muḥammad ibn ‘Alī ibn Yaḥyā ibn Ṣadaqa al-Taghlibī, qui était l’oncle de Sani al-Dawla.
Le juge Ṣadr al-Dīn (8) naquit en l’an 559. Il étudia auprès d’al-Khushū‘ī (9), d’Ibn Ṭabarzad (10), d’al-Kindī (11) et d’autres maîtres, transmit le ḥadīth, enseigna dans plusieurs madrasas et émit des fatwas. Il était [vertueux], connaissait les écoles juridiques et jouissait d’une renommée élogieuse. Cependant, le shaykh Shihāb al-Dīn Abū Shāma (12) le critiquait et le blâmait. Dieu seul sait (la vérité).