An-Najib ibn Shuqaychiqa ad-Dimachqi (1) était l’un des témoins dans cette ville. Il avait entendu des hadiths et consacra sa maison située dans le quartier de Darb al-Baniyassi comme « maison du hadith ». C’est d’ailleurs la maison où notre maître, le hafiz al-Mizzi, résida avant de déménager à Dar al-Hadith al-Achrafiyya.
Abou Châma rapporte : « Ibn Shuqaychiqa, surnommé an-Najib Abou al-Fath Nasrallah ibn [Abou al-‘Iz ibn] Abou Tâlib ach-Chaybânî, était connu pour son mensonge, sa légèreté dans la religion et d’autres défauts. Il fait partie des témoins à la réputation entachée et n’était pas apte à transmettre quoi que ce soit. » Il ajoute : « Ahmad ibn Yahyâ [ibn Hibat Allâh], surnommé as-Sadr ibn Sani ad-Dawla (3), l’installa comme juge (4) à Damas pendant sa charge. Alors, l’un des poètes composa ces vers (5) :
[En mètre kâmil]
“Le misérable Shuqaychiqa s’est assis pour attester… Malheur à vous ! Qu’est-il donc survenu à ce que l’on constate ?
Un séisme nous a-t-il frappés ? Ou bien l’Antéchrist est-il sorti ? Ou se pourrait-il que les hommes de droiture aient disparu ?
Quelle chose étrange qu’un homme à la foi défaillante, ignorant des préceptes de la loi, ait reçu la permission de siéger !”
Abou Châma note également (10) qu’en l’an 657 (Hégire), un individu zindîq (hérétique) qui s’adonnait à la philosophie et à l’étude des doctrines des anciens décéda. Il habitait dans les écoles [des juristes] musulmans. Il aurait, selon ce qu’on m’a rapporté, corrompu les croyances de plusieurs jeunes étudiants. [Il affichait ostensiblement son mépris envers les prophètes – paix sur eux –.] Il était connu sous le nom d’al-Fakhr ibn al-Badî‘ al-Bandahî.”