Il mourut (1) à Alep. C’était un érudit éminent en langue arabe, en lectures coraniques et dans d’autres domaines. Il fit preuve d’une grande maîtrise dans son commentaire de la Shâṭibiyyah et apporta des contributions bénéfiques. Son travail fut également jugé excellent par le cheikh Shihâb ad-Dîn Abû Shâmah (2), qui en est aussi l’un des commentateurs.
An-Najm (3), frère d’al-Badr Mufaddal, fut le shaykh de l’institution « al-Fâḍiliyyah » (4) à al-Kalâsa. Il détenait une autorisation (ijâza) transmise par as-Salafî, le prédicateur d’al-‘Aqîbah, Badr ad-Dîn Yaḥyâ ibn le cheikh ‘Izz ad-Dîn ibn ‘Abd as-Salâm (5). Il fut inhumé à la porte « Bâb aṣ-Ṣaghîr », près de la tombe de son grand-père, et ses funérailles furent très fréquentées.
Sa‘d ad-Dîn (6) Muḥammad (7) ibn le cheikh Muḥy ad-Dîn ibn ‘Arabî [al-Ḥâtimî] fut mentionné par Abû Shâmah (8), qui vante sa vertu, son érudition, ses bonnes manières et sa poésie, [faisant état d’un mérite certain et de poèmes vigoureux]. Cela, cependant, à condition qu’il ne fût pas l’un des disciples de son père. (Et Abû Shâmah (9) rapporte dans cette même année la mort de an-Nâṣir Dâwud) [nous avons déjà donné sa biographie plus haut] (10).
Quant à Sayf ad-Dîn ibn Ṣabrah (11), qui assumait la fonction de chef de la police de Damas, Abû Shâmah (12) relate qu’à sa mort, un serpent vint mordre ses cuisses. On raconta aussi (13) que ce serpent s’enroula autour de son linceul, et que nul ne parvint à le repousser. Il dit à son sujet : « C’était un Nuṣayrî, un Râfiḍî abject, porté sur le vin. Nous demandons à Dieu de nous préserver et de nous accorder Sa protection. »