Il naquit à Cordoue en l’an soixante-dix-huit et cinq cents, où il acquit une large connaissance. Il résuma les deux Sahîh et commenta le « Sahîh Muslim », connu sous le titre « Al-Mufhim », un ouvrage qui contient des éléments précieux, utiles et soigneusement établis.
Al-Kamâl Isḥâq ibn Aḥmad ibn ‘Uthmân (1), l’un des maîtres de la tradition shaféite, fut l’enseignant auprès de qui le shaykh Muḥyiddîn an-Nawawî (2) et d’autres étudièrent. Il enseigna à ar-Rawâḥiyya (3) et mourut au mois de Dhû l-Qa‘da de cette même année (4).
Al-‘Imâd Dâwûd ibn ‘Umar ibn Yaḥyâ ibn ‘Umar ibn Kâmil (5), surnommé Abû al-Ma‘âlî et Abû Sulaymân az-Zubaydî al-Maqdisî, puis ad-Dimachqî, fut le prédicateur de Bayt al-Abâr (6). Il officia comme orateur à la mosquée des Omeyyades [à Damas] durant six ans après le départ du shaykh ‘Izz ad-Dîn ibn ‘Abd as-Salâm [de ce poste], et enseigna à al-Ghazâliyya (7) [avant d’en être destitué]. Il revint ensuite à Bayt al-Abâr, où il mourut.
‘Alî ibn Muḥammad al-Ḥusayn (8), Ṣadr ad-Dîn Abû al-Ḥasan ibn an-Nayyâr, fut le « Shaykh des shuyūkh » à Bagdad. Auparavant, il officiait comme précepteur de l’imam al-Musta‘ṣim [Billâh]. Lorsque (9) le califat échut à ce dernier, le shaykh s’éleva en rang.
(1) Notice biographique - al-Kamāl Isḥāq - dans Tahdhīb al-Asmāʾ wa al-Lughāt (1/180), Tārīkh al-Islām (14/635) et al-ʿIbar (5/205) dans les décès de l'année 650, tous deux disciples de an-Nawawī, tous deux originaires de Bayt al-Maqdis, le premier y ajoute qu'il est marocain ; ainsi que Ṭabaqāt as-Subkī (5/50) — al-Ḥusayniyya —, Ṭabaqāt al-Isnawī (1/141), ad-Dāris (1/21, 25 puis 274) et Shudhārāt adh-Dhahab (7/430) dans les décès de 650.
(2) Sa notice biographique apparaîtra dans les décès de l'année 676 dans ce volume, si Dieu veut.
(3) Badrān a dit : Elle est située à l’est de la mosquée d'Ibn ʿUrwa qui se trouve dans la Mosquée des Omeyyades, contiguë au nord au quartier jéron, à l’ouest à zwailāʿiyya et au sud à as-Saifiyya ḥanbalite. Je dis : j’ai vu l’emplacement de cette école, je l’ai trouvé transformé en une habitation. Minādamat al-Aṭlāl (100).
(4) A, B : et sa mort eut lieu dans le mois de dhū al-Qaʿda de cette année.
(5) Notice biographique - al-ʿImād az-Zubaydī - en postface de Mirʾāt az-Zamān (1/126), Tārīkh al-Islām (14/804), al-ʿIbar (5/229), Ṭabaqāt al-Isnawī (1/142-143), ad-Dāris (1/415) et Shudhārāt (7/475).
(6) Bayt al-Abār : pluriel de biʾr (puits), village incorporé à une district dans la Ghūṭa de Damas, comprenant plusieurs villages, possédant un juge, d’où sont issus plusieurs transmetteurs du savoir; elle était située à l’est de Jarmānā. Elle resta peuplée jusqu’au Xe siècle puis fut détruite. On appelle ses ruines aujourd’hui Tall Umm al-Ibr, elle est sur la rivière ʿAqrabānī entre al-Muqassamayn sur la route de al-Malīḥa, à l’ouest de Dēr Khalīl. Muʿjam al-Buldān (1/519) et Ghūṭat Dimashq (120 et 160).
(7) L’école al-Ghazālī dans la Mosquée des Omeyyades, au nord du mausolée d'Othmān. Elle était d’abord connue sous le nom du Cheikh Naṣr al-Maqdisī, puis de l’imām Abū Ḥāmid al-Ghazālī qui y séjourna lorsqu’il visita Damas après avoir été interdit de résider dans la khānaqāh as-Samīsāṭiyya. Plusieurs savants y enseignèrent, dont ʿImād ad-Dīn Khaṭīb Bayt al-Abār. L’enseignement s’y interrompit à l’époque de Tīmūr Leng. al-ʾAʿlāq al-Khaṭīra (246-247), ad-Dāris (1/413), son abrégé (64-65) et Minādamat al-Aṭlāl (134-135).
(8) Notice biographique d'Ibn an-Nayyār dans Tārīkh al-Islām (14/832) et autres (par Bachār).
(9) Concernant Ṭāʾ isolé.