La bonne et limpide (1). En l’an 632 de l’Hégire, il fut nommé pour enseigner le madhhab hanbalite à la Mustanṣiriyya, et il occupa également d’autres chaires (2). [Lorsque Mu’ayyid ad-Dīn Ibn al-‘Alqamī accéda au vizirat et que le poste de Professeur Dāriyya se retrouva vacant, ce fut ce Muḥyī ad-Dīn qui en hérita] (3). Son fils, ‘Abd ar-Raḥmān, lui succéda (4) dans la fonction de ḥisba et de prédication, dans laquelle il excella [et adopta une conduite exemplaire] (5). Par la suite, la ḥisba passa (6) à ses trois fils : [Jamāl ad-Dīn] ‘Abd ar-Raḥmān, [Sharaf ad-Dīn] ‘Abd Allāh et [Tāj ad-Dīn] ‘Abd al-Karīm, qui furent tous trois tués à ses côtés au cours de cette même année – qu'Allah soit satisfait d'eux –.
Quant à ce Muḥyī ad-Dīn, il rédigea un ouvrage sur le madhhab d’Aḥmad (Ibn Ḥanbal). Ibn as-Sā‘ī rapporte qu’il composa de beaux poèmes pour féliciter le calife lors des fêtes et des célébrations, poèmes qui témoignent d’une [pleine] vertu et d’une [grande] éloquence. Il dota la [madrasa] al-Jawziyya de Damas, l’une des plus belles [et des plus prestigieuses] écoles. Qu’Allāh lui accorde Sa miséricorde, qu’Il nous accorde également, ainsi qu’à l’ensemble des musulmans, la récompense et le Paradis. Āmīn.
Aṣ-Ṣarṣarī (7) al-mādḥ – qu'Allah lui fasse miséricorde –, Yeya Ibn Yūsuf Ibn Yeya Ibn Manṣūr Ibn al-Mu‘ammar ‘Abd as-Salām, shaykh, imam, savant (‘allāma) (8) remarquablement érudit dans divers domaines, était Jamāl ad-Dīn Abū Zakariyyā aṣ-Ṣarṣarī (9), poète (10) panégyriste, hanbalite, aveugle, de Bagdad. La majeure partie de sa poésie est consacrée à l’éloge du Messager de Dieu (ﷺ), et son recueil poétique en la matière est célèbre et bien connu, indéniable (11). [Il naquit en l’an 588 de l’Hégire, il étudia le hadith et maîtrisa le fiqh et la langue], et l’on rapporte qu’il connaissait par cœur le Ṣiḥāḥ d’al-Jawharī.