Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Nous avons déjà expliqué cela dans ce qui précède, et leur origine est juive, ce qui ne leur confère aucune noblesse. Ainsi en ont jugé les maîtres éminents, soutiens de la religion de Dieu parmi les membres de cette communauté.

[Chapitre]

C’est ainsi que se succédèrent les califes omeyyades : leur nombre fut semblable à celui des « rafidites » (1). Cependant, la période en question fut plus courte qu’un siècle révolu. Ils furent tous « nasibites », à l’exception de l’imam ʿUmar le pieux.

Vint d’abord Muʿāwiya, puis son fils Yazīd, puis le fils de ce dernier, Muʿāwiya l’intègre. Ensuite, ce fut Marwān, suivi de son fils ʿAbd al-Malik qui combattit Ibn al-Zubayr jusqu’à la mort. Après lui, ʿAbd al-Malik s’empara du pouvoir sans nul doute sur l’ensemble du territoire. Puis son fils al-Walīd, bâtisseur de la Grande Mosquée, dont l’édifice n’a pas d’égal.

Ensuite vinrent Sulaymān le généreux, puis ʿUmar, puis Yazīd, puis Hishām qui se montra traître (2). Je fais référence à al-Walīd, fils de Yazīd le dépravé, puis à Yazīd, fils d’al-Walīd, l’éminent. On le surnommait « le Déficient », bien qu’il fût accompli. Vint ensuite Ibrāhīm, doté de raison (3). Puis Marwān al-Ḥimār al-Jaʿdī, le dernier d’entre eux — retiens bien cela de ma part (4).

Louange à Dieu pour l’achèvement de tout cela, tout comme nous Le louons pour Ses bienfaits (5). Ensuite, que la prière et la bénédiction – en nombre complet – soient accordées au Prophète élu Muḥammad, ainsi qu’à sa famille et à ses nobles compagnons, en tout temps et à toute époque. Ces vers constituent la composition de l’auteur, au nombre de huit : un complément à ces mérites (6).

(1) Edition : al-Rāfiḍiyya. (2) Edition : et il n'existe pas d'autre comme lui dans sa forme complète. Le mètre ne convient pas. (3) Dans A : wa-ʿazar, et dans B : wa-ghurar ; les deux sont des corruptions. Shammār a dit : « Rajul ghudar » signifie « homme à la langue perfide » (ghadr). (4) Edition : thumma Ibrāhīm ; le mètre n'est pas correct dans ce cas. (5) Dans A : sāʾil, dans B : ʿāmil. (6) Dans A et B : min baʿdī. (7) Ce vers et les suivants jusqu'à la fin du poème ne figurent ni dans A ni dans B ; à l'origine, c'était « kadhāka », et le mètre n’est pas respecté. (8) Ainsi dans l’édition ; cela ne convient ni au mètre ni au sens.
وقد بسطنا ذاك فيما سلفا … وأصلهم يهود ما هم شرفا كذاك أفتى السادة الأئمَّهْ … أنصار دين الله من ذي الأُمَّهْ [فصل] وهكذا خُلفا بَني أمية … عِدَّتُهم كعدةِ الرفضية (١) ولكن المُدَّةُ كانتْ ناقصهْ … عن مئةٍ من السِّنينَ خالصَهْ وكُلُّهم قدْ كانَ ناصِبيّا … إلا الإمامَ عمرَ التَّقِيّا مُعاويهْ ثمَّ ابنُه يزيدُ … وابنُ ابنِه معاويهْ السَّديدُ مروانُ ثمَّ ابْنٌ لهَ عبدُ الملكْ … منَابذٌ لابن الزُّبيرِ حتى هُلِكْ ثمَّ استقلَّ بعده بالملكِ … في سائرِ الأرضِ بغَيْرِ شَكِّ ثمَّ الوليدُ النَّجْلُ باني الجامعِ … وليس مِثْلَ شَكْلِهِ من جامعِ (٢) ثمَّ سُلَيْمانُ الجوادُ وعمرْ … ثم يَزيدُ وهشامُ وغُدَرْ (٣) أعني الوليدَ بن يزيدَ الفاسقا … ثم يزيدَ بن الوليدِ فائقا يُلقَّبُ الناقصَ وهو كاملُ … ثمَّت (٤) إبراهيمُ وهو عاقل (٥) ثُمَّ مروانُ الحمارُ الجَعْدي … آخرهم فاظفرْ بذا من عندي (٦) والحمدُ للهِ على التَّمامِ … كذا نحمدُهُ على الإنعامِ (٧) ثُمَّ الصلاةُ معْ تمامِ العَدَدِ … على النبيِّ المُصْطَفى مُحَمَّدِ وآلهِ وصَحْبِه الأخْيارِ … في سائرِ الأوقاتِ والأعصارِ وهذه الأبياتُ نظمُ الكاتبِ … ثمانيهْ (٨) تتمَّةُ المناقبِ
(١) ط: الرافضيَّة. (٢) ط: وليس مثله بشكله جامع. ولا يستقيم بها الوزن. (٣) في أ: وعزر، وفي ب: وغرر؛ كلاهما تحريف. قال شمر: رجل غُدَرٌ أي غدّار اللسان (غدر). (٤) ط: ثم إبراهيم؛ ولا يستوي فيها الوزن. (٥) أ: صائل، وفي ب: عامل. (٦) أ، ب: من بعدي. (٧) هذا البيت وما بعده إلى آخر القصيدة لم ترد في أ ولا في ب، وكان في الأصل: كذاك، ولا يستقيم بها الوزن. (٨) كذا في ط ولا وجه لها في الوزن ولا في المعنى.

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