Nous avons déjà expliqué cela dans ce qui précède, et leur origine est juive, ce qui ne leur confère aucune noblesse. Ainsi en ont jugé les maîtres éminents, soutiens de la religion de Dieu parmi les membres de cette communauté.
[Chapitre]
C’est ainsi que se succédèrent les califes omeyyades : leur nombre fut semblable à celui des « rafidites » (1). Cependant, la période en question fut plus courte qu’un siècle révolu. Ils furent tous « nasibites », à l’exception de l’imam ʿUmar le pieux.
Vint d’abord Muʿāwiya, puis son fils Yazīd, puis le fils de ce dernier, Muʿāwiya l’intègre. Ensuite, ce fut Marwān, suivi de son fils ʿAbd al-Malik qui combattit Ibn al-Zubayr jusqu’à la mort. Après lui, ʿAbd al-Malik s’empara du pouvoir sans nul doute sur l’ensemble du territoire. Puis son fils al-Walīd, bâtisseur de la Grande Mosquée, dont l’édifice n’a pas d’égal.
Ensuite vinrent Sulaymān le généreux, puis ʿUmar, puis Yazīd, puis Hishām qui se montra traître (2). Je fais référence à al-Walīd, fils de Yazīd le dépravé, puis à Yazīd, fils d’al-Walīd, l’éminent. On le surnommait « le Déficient », bien qu’il fût accompli. Vint ensuite Ibrāhīm, doté de raison (3). Puis Marwān al-Ḥimār al-Jaʿdī, le dernier d’entre eux — retiens bien cela de ma part (4).
Louange à Dieu pour l’achèvement de tout cela, tout comme nous Le louons pour Ses bienfaits (5). Ensuite, que la prière et la bénédiction – en nombre complet – soient accordées au Prophète élu Muḥammad, ainsi qu’à sa famille et à ses nobles compagnons, en tout temps et à toute époque. Ces vers constituent la composition de l’auteur, au nombre de huit : un complément à ces mérites (6).