Et toutes les créatures prêtèrent allégeance à al-Mustaʿṣim (1)… que notre Seigneur prie sur lui et lui accorde la paix.
Il envoya des messagers aux horizons… afin qu’ils affermissent l’allégeance et l’unité (2).
Ils honorèrent les chaires en rappelant son nom… et répandirent (3) l’éloge de sa générosité.
Sa conduite exemplaire et la grande justice qu’il prodiguait à ses sujets se propagèrent dans toutes les contrées.
(Le shaykh ʿImâd ad-Dîn Ibn Kathîr – qu’Allâh lui fasse miséricorde – dit :) Puis (5) j’ai moi-même composé ensuite ces vers (6) :
« Puis Dieu l’éprouva avec les Tatars,
Les partisans de Gengis Khan, le tyran.
Son petit-fils (7), Houlagou, l’accompagnait :
Il n’y eut aucune échappatoire à son entreprise.
Ils dispersèrent ses troupes et ses rangs,
Et ils le mirent à mort, lui et sa famille.
Ils ravagèrent Bagdad et les contrées,
Égorgeant petits-enfants et aïeux.
Ils pillèrent les biens et le harem,
Sans craindre la puissance du Tout-Puissant.
Ils furent trompés par sa patience et sa mansuétude,
Par ce qu’impliquaient sa justice et son jugement.
Puis le califat resta vacant après lui,
Et l’histoire ne rapporte pas de fléau similaire.
Ensuite, le roi — j’entends par là al-Ẓâhir —
Institua un calife, à savoir al-Mustanṣir (8).
Après lui régna le souverain (9),
Connu sous le nom de Baybars, l’imam érudit.
Puis vint son fils, le calife al-Mustakfî (10),
Et cela suffit pour qui sait comprendre.
Après lui, d’autres encore se succédèrent (11),
Sans posséder ni savoir ni compétence. »