Le Feu (1) : Il s’agit là de montagnes de flammes rouges. Et l’origine principale (2) d’où sont venues ces flammes se trouve du côté de Qurayẓa. Elles se sont intensifiées, si bien que les gens ne savent plus ce qui va advenir (3). Que Dieu accorde une bonne fin, car je ne puis décrire ce feu.
Abū Shāma (4) a dit : Dans un autre livre, il est rapporté (5) qu’au premier vendredi de Jumādā al-Ākhira de l’an six cent cinquante-quatre (6), un gigantesque feu apparut à l’est de la cité (7), à une demi-journée de distance. Il jaillit de la terre et un torrent de feu se déversa jusqu’à atteindre la hauteur du mont Uḥud ; puis il s’immobilisa et demeura ainsi jusqu’au moment présent. Nous ignorons (8) quoi faire. Lorsque ce feu se manifesta, les habitants de la ville se réfugièrent auprès de leur Prophète ﷺ, implorant le pardon et se repentant auprès de leur Seigneur – qu’Il soit exalté. Voilà des signes de la fin des temps.
Il rapporte également dans un autre ouvrage : Le lundi, qui fut le premier jour de Jumādā al-Ākhira de l’an six cent cinquante-quatre, un bruit semblable par instants à un lointain tonnerre se fit entendre dans la ville à plusieurs reprises et dura deux jours. Puis, dans la nuit du mercredi, troisième jour de ce même mois, le bruit fut suivi de secousses, qui persistèrent trois jours, à raison de quatorze secousses par période de vingt-quatre heures (9). Le vendredi, cinquième jour dudit mois (10), un feu colossal jaillit (11) dans la ḥarra, ayant à peu près la dimension de la Mosquée du Messager de Dieu ﷺ, et l’on pouvait le voir depuis la ville. Nous l’observions projeter des étincelles semblables à de grandes tours (12), ainsi que le décrit la parole de Dieu – exalté soit-Il. Cet incendie se trouvait dans un lieu nommé Uḥaylayn (13), d’où s’est écoulé un torrent de feu sur une distance d’environ quatre parasanges et d’une largeur de quatre milles, avec une profondeur d’une fois et demie la taille d’un homme. Il coulait à la surface de la terre.