Celui dont Dieu a affermi l’autorité sur Sa terre et dans Ses contrées, à qui Il a confié Ses créatures et Ses serviteurs, dont Il a étendu la main et le pouvoir, et élevé la dignité et le rang, est tenu de s’acquitter fidèlement de cette mission, de sincèrement préserver la religion, d’embellir sa conscience et d’améliorer sa conduite. Il doit faire de la justice son principe constant, et de la récompense l’objectif recherché. Car l’injustice fait trébucher les pas, fait disparaître les bienfaits, attire les châtiments et anéantit les nations.
Il a également dit :
• « S’opposer au médecin entraîne la souffrance. »
• « Il se peut qu’un stratagème soit plus utile qu’une tribu. »
• « Mourir en quête de vengeance vaut mieux que vivre dans la honte. »
• « La colère nourrie s’épuise et celui qui gouverne par la traîtrise se voit destitué. »
• « Les cœurs des sages perçoivent les secrets dans les éclairs du regard. »
• « Contente-toi de ce que te donne ton frère durant son mandat, même si cela ne représente qu’un dixième de l’amitié dont il faisait habituellement preuve envers toi. »
• « L’humilité est l’un des pièges de la noblesse. »
• « Qu’il est beau d’avoir une bonne opinion, si seulement elle ne relevait pas de l’impuissance ! »
• « Qu’il est laid d’avoir une mauvaise opinion, si seulement elle ne relevait pas de la prudence ! »
Il rapporte ensuite qu’un serviteur d’Abd Allâh ibn ‘Umar commit une faute et qu’Ibn ‘Umar voulut le punir pour cela. Le serviteur s’exclama : « Ô mon maître, n’as-tu donc aucun péché dont tu crains le jugement de Dieu ? » Ibn ‘Umar répondit : « Bien sûr que si. » Le serviteur reprit : « Au Nom de Celui qui t’a accordé un sursis, accorde-m’en un à ton tour. » Lorsque le serviteur pécha une deuxième fois et qu’Ibn ‘Umar voulut le corriger, il prononça les mêmes mots, si bien qu’Ibn ‘Umar lui pardonna de nouveau. Mais la troisième fois qu’il pécha, Ibn ‘Umar le châtia et le serviteur ne dit rien. Ibn ‘Umar lui demanda : « Pourquoi ne répètes-tu pas ce que tu avais dit les deux premières fois ? » Le serviteur répondit : « Ô mon maître, j’ai eu honte de ta clémence, alors même que je recommençais inlassablement ma faute. » Ibn ‘Umar se mit à pleurer et déclara : « C’est moi qui devrais avoir honte devant mon Seigneur. Va, tu es désormais libre pour l’amour de Dieu. »
Quant à ses poèmes faisant l’éloge du calife, on en trouve notamment dans le mètre al-kâmil