Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Les catapultes furent envoyées à Homs, car le roi Al-Achraf (1), Mûsâ Ibn Al-Mansour Ibn Asad Ad-Dîn Shîrkûh (2), en était le seigneur. Celui-ci avait échangé cette place contre Tall Bâshir, appartenant au souverain d’Alep, An-Nâsir Yûsuf Ibn Al-‘Azîz. Lorsque les habitants d’Alep apprirent que les Damasquins étaient en campagne, ils sortirent eux aussi avec une imposante armée (3) pour leur interdire l’accès à Homs. Il se trouva alors que le shaykh [arrivant] Najm Ad-Dîn Al-Bâdharâ’î (4), professeur de la Madrasa An-Niẓâmiyya de Bagdad, vint en mission et réconcilia les deux parties, renvoyant chacun dans son domaine, louange à Dieu.

Cette même année : Un jeune esclave turc tua le fils mineur de son maître, alors que ce dernier tentait de lui imposer un acte infâme (5). Le jeune garçon fut alors cloué sur une croix ; il était d’une grande beauté, et les gens, peinés pour lui, déplorèrent sa jeunesse, son oppression et son charme. Ils composèrent des poèmes à son propos, parmi lesquels ceux du shaykh Shihâb Ad-Dîn Abû Shâma dans « Al-Dhayl » (7), où il rapporta cette histoire dans les moindres détails.

Cette année-là encore : Un ancien pont romain s’effondra au marché de la farine (8) de Damas, près du palais d’Umm Ḥakîm, causant la destruction de nombreuses maisons et boutiques. L’effondrement eut lieu en plein jour.

La nuit du dimanche 25 Rajab, un incendie se déclara dans le minaret oriental, brûlant (9) tout ce qui s’y trouvait. Ses escaliers n’étaient que des échafaudages de bois et de nombreuses valeurs déposées là par la population furent détruites. Dieu préserva néanmoins la grande mosquée, louange à Lui. Quelques jours plus tard, le sultan arriva à Damas et ordonna qu’on la reconstruise à l’identique.

J’ai dit : Elle brûla de nouveau et s’effondra entièrement après l’année 740 de l’Hégire, avant d’être rebâtie plus belle qu’auparavant, louange à Dieu. La seule à subsister alors fut le minaret oriental blanc de Damas, conformément au hadith concernant la descente de ‘Îsâ [fils de Maryam] – paix sur lui – sur celui-ci (10), comme nous l’exposerons et l’expliquerons en son lieu, si Dieu le veut.

(1) Édition : al-Malik al-Ashraf ibn Mūsā ; or c'est une erreur, car Mūsā est al-Ashraf lui-même. Sa biographie sera présentée dans le volume des Mawāyāt de l'année 680 de l'Hégire de cette partie. (2) Dans le manuscrit A seulement. (3) Dans le manuscrit B : « juhfāl kathīr » (nombreux juhfāl). (4) Al-Bādhirā'ī est ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Ḥasan ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUthmān. Sa biographie sera rapportée dans les événements de l'année 655 de l'Hégire de cette partie, si Dieu le veut. (5) Dans les manuscrits A et B : «ʿalā rafʿih». (6) Dans les manuscrits A et B : «walikūnah» (concernant « wākunah »). (7) Dans le « Ḏhayl al-Rawḍatayn » (p. 181), parmi ses vers : « Et seul, du haut des mâts, il scellait son destin… il s’offrait avec un esprit qu’effaçait la crainte de son Seigneur. Les membres se figèrent en lui mais il ne put… se prosterner ; il fit un signe en prosternation avec son cœur. » (8) Dans le « Ḏhayl al-Rawḍatayn » (p. 182), à Souq al-Raqīq (le marché de la soie). (9) Dans les manuscrits A et B : « faḥtaraq » (il brûla). (10) Rapporté par Muslim dans son Ṣaḥīḥ, n° 2937 (4/2252) et par Aḥmad dans son Musnad, n° 17561 (4/181) d’après le hadith de An-Nawwās ibn Samʿān. – qu'Allah soit satisfait de lui –
والمجانيق إِلى حمص، لأنه كان صاحبها الملك الأشرف (١) موسى بن المنصور بن أسد الدين شيركوه (٢) قد قايض بها إِلى تل باشر لصاحب حلب الناصر يوسف بن العزيز، ولما علمت الحلبيون بخروج الدماشقة برزوا أيضًا في جحفل عظيم (٣) ليمنعوا حمص منهم، واتفق الشيخ [مجيء] نجم الدين الباذرائي (٤) مدرس النظامية ببغداد في رسالة فأصلح بين الفريقين، وردَّ كلًا من الفئتين إلى مستقرها ولله الحمد. وفيها: قتل مملوك تركيّ شاب صبي لسيّده على دفعه (٥) عنه لما أراد به من الفاحشة، فصلب الغلامُ مُسَمَّرًا، وكان شابًا حسنًا جدًا فتأسَّفَ الناسُ له لكونه (٦) صغيرًا ومظلومًا وحسنًا، ونظموا فيه قصائد، وممن نظم فيه الشيخ شهاب الدين أبو شامة في "الذيل" (٧) ، وقد أطال قصته جدًا. وفيها: سقطت قنطرة رومية قديمة البناء بسوق الدقيق (٨) من دمشق، عند قصر أم حكيم، فتهدَّم بسببها شيء كثير من الدور والدكاكين، وكان سقوطها نهارًا. وفي ليلة الأحد الخامس والعشرين من رجب وقع حريق بالمنارة الشرقية فأحرق (٩) جميع حشوها، وكانت سلالمها سقالات من خشب، وهلك للناس ودائع كثيرة كانت فيها، وسلَّم الله الجامع وله الحمد. وقدم السلطان بعد أيام إِلى دمشق فأمر بإِعادتها كما كانت. قلت: ثم احترقت وسقطت بالكلية بعد سنة أربعين وسبعمئة وأُعيدت عمارتها أحسن مما كانت ولله الحمد. وبقيت حينئذ المنارة البيضاء الشرقية بدمشق كما نطق به الحديث في نزول عيسى [ابن مريم] (عليه السلام) عليها (١٠) ، كما سيأتي بيانه وتقريره في موضعه إِن شاء الله تعالى.
(١) ط: الملك الأشرف بن موسى؛ وهذا خطأ لأن موسى هو الأشرف نفسه، وسترد ترجمته في وفيات سنة ٦٨٠ هـ من هذا الجزء. (٢) عن أ وحدها. (٣) ب: جحفل كثير. (٤) الباذرائي هو عبد الله بن محمد بن حسن بن عبد الله بن عثمان. سترد ترجمته في حوادث سنة ٦٥٥ هـ من هذا الجزء إِن شاء الله تعالى. (٥) أ، ب: علاى رفعه. (٦) أ، ب: ولكونه. (٧) ذيل الروضتين (١٨١) ومن أبياته: ومنفردٍ من فوق أعواد حتفه … يجود بنفسٍ صانها خوف ربّه تسمّرت الأعضاء منه فلم يُطقْ … سجودًا فأومأ للسجود بقلبه (٨) في ذيل الروضتين (١٨٢) بسوق الرقيق. (٩) أ، ب: فاحترق. (١٠) رواه مسلم في صحيحه رقم (٢٩٣٧) (٤/ ٢٢٥٢) وأحمد في المسند رقم (١٧٥٦١) (٤/ ١٨١) من حديث النواس بن سمعان ﵁ .

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies