Au cours de cette année :
Al-Sâlih Ayyoub envoya requérir un groupe de notables damascènes accusés d’avoir soutenu Al-Sâlih Ismaʿil. Parmi eux se trouvaient le juge Muḥyî al-Dîn ibn al-Zakî (1), la famille Banû Ṣaṣrâ, Ibn al-ʿImâd le scribe, al-Ḥalîmî (ancien esclave affranchi d’Al-Sâlih Ismaʿil), ainsi que al-Shihâb Ghâzî, gouverneur de Buṣrâ. Lorsqu’ils parvinrent en Égypte, ils ne subirent aucune forme de châtiment ni d’humiliation (2). Au contraire, certains d’entre eux reçurent des robes d’honneur et furent libres de rester, traités avec considération.
Parmi les notables décédés cette même année (3) :
• Al-Ḥusayn ibn al-Ḥasan (4) ibn ʿAlî (5) ibn Ḥamza al-ʿAlawî al-Ḥusaynî, Abû ʿAbd Allâh al-Aqsasî al-Naqîb Qutb al-Dîn. Originaire de Kûfa, il résida à Bagdad et exerça la fonction de naqîb avant d’être arrêté à Kûfa. C’était un homme érudit, lettré et un poète accompli. Ibn al-Sâʿî a recueilli de nombreux poèmes de sa plume.
• Al-Shalûbîn (6) le grammairien (7) : ʿUmar ibn Muḥammad ibn ʿAbd Allâh al-Azdî, Abû ʿAlî al-Andalusî al-Ishbîlî, surnommé Al-Shalûbîn, terme qui, dans la langue des Andalous, désigne le « blanc au teint clair ». Ibn Khallikân (8) dit de lui : « La lignée des maîtres de la grammaire s’est conclue avec lui, et il était quelque peu distrait. » Il rapporte aussi nombre de ses poésies et ouvrages, dont “Sharḥ al-Jazûliyya” et “Kitâb al-Tawṭiʾa”. Il situe sa mort cette année-là. Il avait dépassé les quatre-vingts ans. Qu’Allâh lui fasse miséricorde et l’absoute.
• Le shaykh ʿAlî ibn [Abî al-Ḥasan ibn Manṣûr al-Busrî] (9), connu sous le nom d’al-Ḥarîrî (10).