Son frère (1) ‘Izz ad-Dîn (2) décéda après lui au mois de Dhou al-Hijja (3) et fut enterré dans l’école qu’il avait fondée sur la montagne.
Le cheikh, savant et pieux (4) Taqî ad-Dîn Abû Isḥâq Ibrâhîm ibn Muḥammad ibn al-Azhar aṣ-Ṣarîfînî.
Il enseignait le ḥadîth et en avait une bonne connaissance. Abû Shâma (5) fit son éloge. La prière funéraire fut célébrée pour lui à la grande mosquée de Damas, puis il fut inhumé à Qâsiyûn, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Le fondateur (6) de l’établissement al-Karawwasiyya (7), Muḥammad ibn ‘Aqîl (8) ibn Karawwas (9), connu sous le nom de Jamâl ad-Dîn, exerçait la fonction de muḥtasib à Damas.
Il était intelligent et humble. Il mourut à Damas au mois de Shawwâl et fut enterré dans sa maison, qu’il avait transformée en école. Il y possédait également une Dâr al-Ḥadîth. Qu’Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde et lui pardonne.
Al-Malik al-Jawâd Yûnus ibn Mûdûd (10), fils de l‘Âdil Abû Bakr ibn Ayyûb, dit al-Malik al-Jawâd. Son père était l’aîné des enfants de l‘Âdil. Son destin connut de multiples retournements, et il régna sur Damas après son oncle al-Kâmil Muḥammad ibn l‘Âdil. Il était, au fond, un homme de bien, aimant ceux qui s’adonnent à la piété. Cependant, certains de ses proches commettaient des injustices envers la population tout en l’en rendant responsable. Le peuple le détesta, l’injuria et le contraignit à échanger Damas avec al-Malik aṣ-Ṣâliḥ Ayyûb ibn al-Kâmil contre Sinjâr et Ḥiṣn Kayfâ, puis
(1) Cette biographie ne figure pas dans l’édition T ; elle a été ajoutée d’après les éditions A et B.
(2) Biographie d’al-ʿIzz ibn al-Manjī dans les notes finales de al-Rawḍatayn (p. 173), dans le glossaire de Ṭabaqāt al-Ḥanābila (2/226), dans al-Maqṣad al-Arshad (p. 197), al-Dāris (2/87, 116‑117) et Shadharāt al-Dhahab (7/366‑367).
(3) B : en date du mois de Dhū al-Qaʿda de cette année.
(4) Biographie d’al-Ṣarīfīnī dans les notes finales de al-Rawḍatayn (p. 173), Tārīkh al-Islām (14/376), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (23/89‑90), al-ʿIbar (5/167), Tadhkirat al-ḥuffāẓ (1433), al-Wāfī bil-Wafayāt (6/141), glossaire de Ṭabaqāt al-Ḥanābila (2/227‑230), al-Nujūm al-Zāhira (6/349‑350), al-Maqṣad al-Arshad (1/233‑234) et Shadharāt al-Dhahab (7/363‑364).
(5) Abū Shāma a dit : « C’était un savant en hadith, pieux et humble ». Al-Rawḍatayn (p. 173).
(6) Biographie d’Ibn Kurrūs dans Mirʾāt al-Zamān (8/491‑492), al-Takmila li-al-Mundhirī (3/630), al-Wāfī bil-Wafayāt (4/98), al-Dāris (1/98), Mukhtaṣar Tanbīh al-Ṭālib (p. 70), Shadharāt al-Dhahab (7/369) et Munādamat al-Aṭlāl (p. 58).
(7) Dār al-Ḥadīth al-Kurrūsiyya : Badrān a dit : « À l’ouest du minaret al-Shaḥm, à côté de l’école al-Sāmiriyya dans la ruelle al-Silmī ». Munādamat al-Aṭlāl (pp. 57‑58). Je précise : d’après le récit de Badrān, il ne reste aujourd’hui que des ruines.
(8) Al-Mundhirī la transcrit avec une ouverture du ʿayn et une kasra sous le qāf. Al-Takmila li-al-Mundhirī (3/630).
(9) Al-Mundhirī la note aussi avec une ouverture du kāf, suivie d’un rā sans point, ouvert, un wāw doublé ouvert, et un sīn sans point. Al-Takmila li-al-Mundhirī (3/630).
(10) Biographie d’al-Malik al-Jawwād dans Mirʾāt al-Zamān (8/492), Tārīkh Abī al-Fidāʾ (3/169), Tārīkh al-Islām (14/400), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (23/184‑185), al-ʿIbar (5/171), Fawāt al-Wafayāt (4/396‑397), al-Mirʾa (4/14), al-Nujūm al-Zāhira (6/348) et Shadharāt al-Dhahab (7/368).