Son décès eut lieu le dimanche sixième jour de Dhû al-Qaʿda (1). La prière funéraire fut accomplie pour lui à la grande mosquée, puis il fut inhumé à Qâsiyûn. Les gens déplorèrent sa disparition, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Par la suite (2), décéda : le cheikh Shams al-Dîn ibn al-Halabî (3), fils de l’Ustâdh (4), le juge Zayn al-Dîn ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAlwân al-Asadî, connu sous le nom d’Ibn al-Ustâdh al-Halabî, juge de cette ville après Bahâ’ al-Dîn ibn Shaddâd (5). Il était un éminent savant, érudit et vertueux, doté d’un noble caractère et d’une apparence respectable. Son père figurait parmi les grands hommes pieux ; qu’Allah leur fasse à tous miséricorde.
Quant au cheikh pieux (6) et très âgé (7) Abû Bakr Muhammad ibn Masʿûd ibn Buhrawz (8) al-Baghdâdî, il apparut qu’il avait reçu la transmission de Abû al-Waqt (9) en l’an 615 de l’Hégire. Les gens affluèrent alors vers lui pour écouter son enseignement, et il se distingua comme l’unique rapporteur de ses traditions dans le monde après al-Zabîdî (10) et d’autres. Il mourut dans la nuit du samedi vingt-neuf de Shaʿbân ; qu’Allah lui fasse miséricorde.
Quant au grand émir, combattant et défenseur de la frontière, Sârim al-Dîn (11) Khaṭlabâ ibn ʿAbd Allâh, esclave d’origine circassienne, il fut son lieutenant ensuite, avec son fils, à Tibnîn (12) et dans ces forteresses. Il était généreux en aumônes [et bienfaisance]. Il fut inhumé avec son maître sous les coupoles de Charkas (13), qu’il fit construire après lui. Cet homme vertueux, peu loquace, participa à de nombreuses expéditions et demeura en garnison durant plusieurs années. Qu’Allah lui fasse miséricorde et lui pardonne par Sa grâce et Sa munificence.