Après lui, ce fut un de ses frères, qui était ignorant, mais ne s’y établit pas. Ensuite, la fonction fut confiée à al-Kamâl Ibn ‘Umar Ibn Aḥmad Ibn Hibat Allâh Ibn Ṭalḥah an-Naṣībî (2). Quant à l’enseignement de la madrasa al-Ghazâliyya, il fut assumé par le shaykh ‘Izz ad-Dîn ‘Abd al-‘Azîz Ibn ‘Abd as-Salâm (3).
Le qâḍî Shams ad-Dîn ash-Shîrâzî, Muḥammad Ibn Hibat Allâh (4) Ibn Muḥammad Ibn Hibat Allâh Ibn Mamîl (5), Abû Naṣr ash-Shîrâzî, naquit en l’an 549. Il écouta de nombreux enseignements auprès du ḥâfiẓ Ibn ‘Asâkir (6) et d’autres. Il se spécialisa en fiqh, donna des fatwas et dispensa un enseignement à la Shâmiyya al-Barâniyya. Il exerça également en tant que suppléant judiciaire (7) durant plusieurs années. C’était un juriste érudit, éminent, intelligent (8), doté de bonnes mœurs, versé dans le savoir des récits, de l’histoire des Arabes et de la poésie, d’un caractère généreux et laissant un souvenir louable. Il décéda un jeudi, le troisième jour de Jumâdâ al-Ākhirah (9), et fut inhumé à Qâsiyûn. Qu’Allâh le Très-Haut lui fasse miséricorde.
Le qâḍî Shams ad-Dîn [Ibn Sanî ad-Dawla, Abû al-Barakât] (10) Yaḥyâ Ibn Hibat Allâh (11) Ibn al-Ḥasan ad-Dimachqî, qui dirigeait la magistrature (12), était un homme savant, chaste, vertueux, juste, équitable et intègre. Le roi al-Ashraf disait de lui : « Jamais la fonction de juge de Damas n’a été confiée à quelqu’un de semblable. » Il avait exercé la magistrature dans sa ville [Bayt] al-Maqdis [pendant un temps], puis avait assuré l’intérim des juges à Damas (13), avant de finalement assumer pleinement la charge du tribunal.