J’ai dit (1) : J’ai consulté ce livre et j’en ai recopié plusieurs éléments remarquables et utiles.
Ibn Khallikân (2) a déclaré : « Sa naissance remonte à l’an quatre-quarante-quatre et cinq cents de l’Hégire, et certains rapportent [quarante-six ou quarante-neuf et cinq cents] (3). Il est décédé cette même année. »
Quant à son frère Abou ‘Amr ‘Othmân, il assuma après lui la direction de la Dâr al-Ḥadîth al-Kâmiliyya au Caire et mourut un an après.
J’ai dit : Les gens se sont exprimés à son sujet de maintes façons, et certains l’ont accusé d’avoir forgé un ḥadith sur le fait de raccourcir la prière du Maghrib. J’aurais souhaité pouvoir étudier sa chaîne de transmission pour en connaître (4) les rapporteurs. Les savants cependant — comme l’ont souligné Ibn al-Mundhir et d’autres — sont unanimes sur le fait que la prière du Maghrib n’est pas sujette au raccourcissement (5). Puisse Dieu – glorifié et exalté soit-Il –, par Sa grâce et Sa générosité, nous pardonner ainsi qu’à lui.
(6) [J’ai par ailleurs eu accès à un fascicule rassemblé par le muḥaddith compétent et fiable Abou Ṣādiq Muḥammad ibn al-Ḥâfiẓ Abou al-Ḥusayn Yaḥyâ ibn ‘Alî ibn ‘Abd Allâh al-Qurashî al-‘Aṭṭârî (7), consacré à la biographie de son maître Abou al-Khaṭṭâb ibn Dihya. Il y a réuni les propos de ceux qui l’ont dénigré ainsi que des remarques sur son éducation, son milieu d’origine, son occupation et sa quête du savoir. Certains rapportent qu’il aurait été nommé juge pour cette raison — Dieu seul sait. D’aucuns ont critiqué sa prétention à descendre de Dihya al-Kalbî, dont on dit que la descendance se serait éteinte après l’an trois cents.
Il a cité de la part d’Ibn ‘Anîn (8) ces deux célèbres vers (9) appartenant à la mètre as-sarî‘ :
« Dihya n’eut pas d’enfant, combien mensonges et calomnies
… profères-tu en te réclamant injustement de lui ?
Rien n’est avéré aux yeux des gens, hormis…
que tu es bien, sans nul doute, de Kalb. »
Et l’une des choses les plus choquantes que j’ai pu lire dans ce fascicule est le récit fait par son maître, le ḥâfiẓ Ibn al-Najjâr (11), à propos du ḥâfiẓ ‘Alî ibn… »