Ibn Qumis (1), fils de Mazlal (2), fils de Mallal (3), fils de Badr, fils d’Ahmad, fils de Diḥya (4), fils de Khalifa al-Kalbî (5), le ḥâfiẓ, fut le cheikh de l’Égypte en matière de hadith. Il fut le premier à assumer la fonction de cheikh de la Dâr al-Hadith al-Kâmiliyya dans ce pays.
As-Sibt déclare : « Il se comportait comme Ibn ‘Anîn en dénigrant les musulmans et en s’attaquant à eux, tout en ajoutant à ses propos des exagérations. Les gens cessèrent donc de rapporter ses récits et le tinrent pour menteur. Al-Kâmil, qui l’avait d’abord en estime, découvrit finalement sa véritable condition, lui retira la Dâr al-Hadith et le traita avec mépris. Il mourut au mois de Rabî‘ al-Awwal au Caire et fut enterré dans la Qarâfa d’Égypte. »
Le cheikh Shihâb ad-Dîn Abû Shâma (6) dit : « Le cheikh as-Sakhâwî a composé de beaux vers à son sujet. »
Le cadi Ibn Khallikân, après avoir énoncé sa généalogie comme ci-dessus, précisa qu’il l’avait copiée de sa propre main (7). Il rapporta (8) que sa mère était Amat ar-Rahmân, fille d’Abû ‘Abd Allâh ibn [Abû] al-Bassâm Mûsâ ibn ‘Abd Allâh ibn al-Husayn ibn Ja‘far ibn ‘Alî ibn Muhammad ibn ‘Alî ibn Mûsâ ibn Ja‘far ibn Muhammad ibn ‘Alî ibn al-Husayn ibn ‘Alî ibn Abî Tâlib. C’est pour cette raison qu’il signait de sa main : « Celui qui possède deux ascendances : Dihya et al-Husayn » (9).
Ibn Khallikân (10) mentionna encore : « Il faisait partie des sommités savantes et des notabilités parmi les hommes de mérite, maîtrisant la science du hadith et tout ce qui s’y rapporte. Il était versé en grammaire, en langue, dans l’histoire et la poésie des Arabes. Il fit ses études au Maghreb, puis se rendit en Syrie, ensuite en Irak, et passa par Irbil en l’an 604 (de l’hégire). Il y trouva son souverain, le grand Muẓaffar ad-Dîn (11) fils de Zayn ad-Dîn, qui se consacrait à la célébration de la naissance du Prophète (mawlid). Il composa donc pour lui le livre « at-Tanwîr fî Mawlid as-Sirâj al-Munîr » et le lui lut en personne. Le roi l’en gratifia de mille dinars. » Il ajouta (12) : « Nous l’avons entendu de lui auprès du roi (13) al-Mu‘aẓẓam en six séances, en l’année 626 (14). »