[Ibn Abî ‘Asrûn]
(1) Et le cheikh Shihâb ad-Dîn ‘Abd as-Salâm ibn al-Mutahhar ibn ‘Abd Allâh ibn Muḥammad ibn Abî ‘Asrûn al-Ḥalabî également. Il était un juriste (faqîh), ascète et adorateur. Il eut près de vingt concubines et, bien qu’il fût un homme âgé, il s’adonnait fréquemment aux rapports charnels. De multiples maladies l’affectèrent, l’épuisèrent et causèrent sa mort. Il décéda à Damas et fut inhumé à Qâsiyûn. Il était le père de Quṭb ad-Dîn et de Tâj ad-Dîn.
[Ṣâ’in ad-Dîn al-Jîlî]
(4) Et le cheikh, l’imam, le savant Ṣâ’in ad-Dîn Abû Muḥammad ‘Abd al-‘Azîz al-Jîlî ash-Shâfi‘î. Il comptait parmi les fuqahâ’ (juristes) et muftis qui officiaient à la madrasa an-Niẓâmiyya de Bagdad. Il est l’auteur d’un « Commentaire sur at-Tanbîh » du cheikh Abû Isḥâq. Il mourut durant le mois de Rabî‘ al-Awwal, qu’Allâh lui fasse miséricorde.
[L’Adîb Ibn Muftâḥ]
(5) Et le cheikh, l’imam, le savant, le prédicateur (khaṭîb) et littérateur, Abû Muḥammad Ḥamd ibn Ḥumayd ibn Maḥmûd ibn Ḥumayd ibn Abî al-Ḥasan ibn Abî al-Faraj ibn Muftâḥ at-Tamîmî ad-Dunaysirî, (6) qui officiait comme orateur et mufti pour les gens de cette ville, étant un faqîh de rite shâfi‘ite. Il reçut sa formation à Bagdad, à la Niẓâmiyya, puis revint dans sa patrie précitée. (7)(8) Il rédigea divers ouvrages. Ibn as-Sâ‘î rapporta de lui — l’ayant entendu directement (9) — les vers suivants :
[Parmi la mesure at-ṭawîl]
« Ma passion m’a conté les récits de l’amour brûlant, avec sa chaîne de transmission, provenant de ce maître unique en savoir.
Le souffle amer de la brise m’a parlé de ce lieu aimé, de l’arbre, du vallon d’al-Ghaḍâ, des collines de Najd,
Affirmant que mon amour et ma peine restent inséparables,
Et qu’ils ne s’éloigneront de moi que lorsque je reposerai dans la tombe. »