Les Compagnons, et le livre «Al-Kāmil fī al-tārīkh», qui est l’un des meilleurs dans le recensement des événements. Il le commença depuis l’origine jusqu’à l’année vingt-huit et six cents (628 H). Il se rendait souvent à Bagdad et jouissait d’une place privilégiée auprès des rois de Mossoul, dont il fut le vizir pour certains d’entre eux, comme cela a déjà été mentionné. Il y demeura, vénéré et honoré, jusqu’à ce qu’il y décédât au mois de Sha‘bān de cette même année, à l’âge de soixante-quinze ans – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Quant à son frère [Madj al-Dīn] Abū al-Sa‘ādāt al-Mubārak (1), c’est l’auteur de l’ouvrage «Jāmi‘ al-uṣūl» et d’autres encore.
Leur frère, le vizir Ḍiyā’ al-Dīn Abū al-Fatḥ Naṣr Allāh (2), fut (3) le ministre du roi al-Afḍal (4) ‘Alī ibn al-Nāṣir, le conquérant de Bayt al-Maqdis, maître de Damas, comme il a déjà été mentionné.
Quant à Jazīrat Ibn ‘Umar, on dit qu’elle doit son nom à un homme appelé ‘Abd al-‘Azīz (5) ibn ‘Umar, originaire de Barqa‘īd (6). On dit aussi qu’elle doit son nom aux deux fils de ‘Umar, Aws et Kāmil, tous deux fils de ‘Umar ibn Aws al-Taghlibī. Et Allah est plus savant. C’est ce qu’a clarifié le qāḍī Ibn Khallikān (7), qu’Allah lui fasse miséricorde.
Ibn al-Mustawfī l’Irbilī (8), Mubārak ibn Aḥmad ibn Mubārak ibn Muhawwab ibn Ghunaymah ibn Ghālib, l’érudit Sharaf al-Dīn Abū al-Barakāt al-Lakhmī al-Irbilī, fut un imam dans de nombreuses sciences, telles que le ḥadīth, l’étude des transmetteurs, la littérature et le calcul (9). Il laissa de nombreux écrits et jouit de multiples vertus. Le qāḍī Shams al-Dīn Ibn Khallikān en a longuement traité dans «Al-Wafayāt» (10) et s’y est montré précis et pertinent. Qu’Allah leur fasse miséricorde.