Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il exerça la fonction de juge à Irbil. Il était d’un esprit fin et libertin, considéré comme l’un des agréments de son époque. Il composa de la poésie d’une grande élégance et des vers au sens remarquable. Parmi ceux-ci, on trouve :

(1) [mètre : al-mutaqārib]
« La vieillesse est venue et la jeunesse s’en est allée… la vigilance s’installe où qu’elle aille.
Et ma vie s’est écoulée sans obéissance… Malheur à toi, ô mon âme, qu’est-ce donc que cette faute ?
Tes péchés sont nombreux, ne reviendras-tu pas ? Reviens, car l’heure fatidique est sur le point d’arriver.
Consacre-toi à Dieu sans faillir… et ne te laisse pas abuser par la longueur de tes espérances.
Car tu n’as rien pour t’aider hormis la piété… et nul ami si ce n’est la droiture dans l’action. »

(4) Il s’agit d’Abu Thana’ Maḥmūd ibn Zakī (5) ibn ‘Alī ibn Yaḥyā al-Ṭā’ī al-Raqqī, établi à Irbil. Il fut chargé de la supervision des affaires par le roi Muẓaffar al-Dīn. C’était un cheikh lettré et érudit. Parmi ses poèmes, on lit :

[mètre : al-ṭawīl]
« Et cet être gracile… qu’est donc la lance de Khaṭṭ, sinon sa silhouette ?
Et la branche… sinon ce que plie son élégante souplesse ?
Et la dune… sinon ce que soutient la finesse de sa taille ?
Et la flèche… sinon celle emplumée par ses paupières ?
Et le vin… sinon ce qui brille à travers son sourire ?
Et la magie… sinon ce que dissimulent ses yeux ?
Et la beauté… c’est lui tout entier ! Qui donc, en le voyant, ne verrait pas sa folie s’accroître ? »

Quant à Ibn Ma‘ṭī le grammairien, nommé Yaḥyā (6), Abū Shāma l’a mentionné l’an passé. Il est plus précis car il assista à ses funérailles (7) au Caire. Ibn al-Sā‘ī, en revanche, en fait mention cette année, et affirme qu’il fut proche d’al-Kāmil Muḥammad, souverain d’Égypte. Il rapporte aussi qu’il composa « une urjūza sur les Sept Lectures », ainsi qu’une « mise en vers des termes de la Jamhara », et qu’il avait l’intention de mettre en vers le « Ṣiḥāḥ » d’al-Jawharī.

(1) A, B : Ce sont des vers de sa poésie. (2) A : « Je suis devenu vieux, mais ma jeunesse est toujours un dimanche » ; ce vers est d’un mètre irrégulier. (3) Ce vers provient uniquement des manuscrits A et B. (4) Ce vers provient uniquement des manuscrits A et B. (5) T : Ibn Rālī. Ici, rien ne provient des manuscrits A et B. (6) La notice biographique d'Ibn Maʿṭī a été présentée dans les morts de l'année 628 de l'Hégire ; je l’ai annotée là-bas avec ses sources, il est donc conseillé de s’y référer. Cette notice manque dans les manuscrits A et B. (7) Abū Shāmah a dit en note en bas de la page 160 du Rawaḍatayn, au début de Dhu al-ḥijjah : « Al-Zayn al-Naḥwī Yaḥyā ibn Maʿṭī al-Zawwāwī est décédé au Caire, où je me trouvais. La prière funéraire a eu lieu près de la citadelle... J’ai assisté à son enterrement et à la prière funéraire. »
ولي القضاء بإِربل وكان ظريفًا خليعًا، وكان من محاسن الأيام، وله أشعار رائقة ومعان فائقة، منها (١) قوله: [من المتقارب] مشيبٌ أتى وشبابٌ رحل … أحل (٢) العنايةَ حيث حلْ وعمري تَقضَّى بلا طاعة … ويحكِ يا نفس ماذا الزلل (٣) وذَنْبُكِ جَمٌّ، ألا فارجعي … وعودي فقد حانَ وقتُ الأَجل وديني الإلهَ ولا تقصري … ولا يَخْدَعَنَّكِ طولُ الأمل فما لكِ غيرُ التُّقَى مُسعدٌ … ولا صاحب غير حسن العمل (٤) أبو الثناء محمود بن زاكي (٥) بن علي بن يحيى الطَّائي الرَّقِّي نزيل إرْبل، وولي النظر بها للملك مُظَفَّر الدين، وكان شيخًا أديبًا فاضلًا، ومن شعره قوله: [من الطويل] وأهيفُ ما الخَطِيُّ إلا قوامُهُ … وما الغُصْنُ إلا ما يثنيهِ لينُهُ وما الدَّعْص إلا ما تحمَّلَ خَصْرُهُ … وما النَّبْلُ إلا ما تَريش جُفُونُهُ وما الخمرُ إلا ما يروقُ ثَغْرُهُ … وما السّحرُ إلا ما تكنُّ عُيُونُهُ وما الحُسْنُ إلا كُله فمنِ الذي … إذا ما رآهُ لا يزيدُ جُنُونُهُ ابن معطي النَّحوي يحيى (٦) ترجمه أبو شامة في السنة الماضية، وهو أضبط لأنه شهد جنازته (٧) بمصر. وأما ابن الساعي فإنه ذكره في هذه السنة، وقال: إِنه كان حظيًا عند الكامل محمد صاحب مصر، وإِنه كان قد نظم "أرجوزةً في القراءات السبع" و "نظم ألفاظ الجمهرة" وكان قد عزم على نظم "صحاح الجوهري" .
(١) أ، ب: فمن شعره. (٢) أ: شبت أنا وشبابي أحد؛ وهي مختلة الوزن. (٣) هذا البيت عن أ، ب: وحدهما. (٤) هذا البيت عن أ، ب: وحدهما. (٥) ط: بن رالي. وما هنا عن أ، ب. (٦) تقدمت ترجمة - ابن معطي - في وفيات سنة ثمان وعشرين وستمئة، وقد ذيلتها هناك بمصادره فلتراجع، وقد سقطت هذه الترجمة من أ وب. (٧) قال أبو شامة في ذيل الروضتين (١٦٠) - في مستهل ذي الحجة - توفي الزين النحوي يحيى بن معطي الزواوي (رحمه الله) بالقاهرة، وأنا بها، وصلِّيَ عليه بجنب القلعة .. حضرتُ دفنه والصلاة عليه.

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