Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le roi trouva ainsi un répit (1) dans sa déficience d’intelligence et de religion – qu’Allah le déshonore. Lorsque les Tatars arrivèrent, il fut occupé par leurs affaires, ordonna d’enterrer Qilij et s’enfuit devant eux, le cœur rempli de crainte à leur égard.

(2) Chaque fois qu’il se déplaçait d’une contrée, ils le suivaient et dévastaient les provinces et les villes qu’ils traversaient, jusqu’à ce qu’ils atteignent Al-Jazīra et la dépassent pour gagner Sinjār, Mardin et Âmid, y semant le carnage, le pillage et la capture de ceux qu’ils pouvaient.

(3) L’armée de Jalâl ad-Dîn se disloqua, ses rangs se dispersèrent en tous sens. Ils échangèrent la sécurité contre la peur, la puissance contre l’humiliation et l’union contre la désunion. Gloire à Celui qui détient la royauté ; il n’y a pas de divinité en dehors de Lui. On perdit alors la trace de Jalâl ad-Dîn, et nul ne sut où il se dirigea ni où il disparut.

(4) Les Tatars eurent la mainmise sur les populations dans toutes les contrées, sans que personne ne puisse les en empêcher ni les dissuader. Dieu – qu’Il soit exalté – jeta la faiblesse et la crainte dans le cœur des gens face à eux. Souvent, ils tuaient des gens et le musulman suppliait : « Non, par Dieu ! Non, par Dieu ! » Et les Tatars jouaient à cheval, chantaient et imitaient les gens en répétant : « Non, par Dieu ! Non, par Dieu ! » C’était alors un immense fléau et un grand désastre. Nous appartenons à Dieu et à Lui nous faisons retour.

Cette année-là, les gens entreprirent le pèlerinage depuis la Syrie. (5) Parmi les pèlerins figurait le shaykh Taqī ad-Dîn Abū ‘Amr (6) Ibn aṣ-Ṣalāḥ. Toutefois, après cette année, les gens ne purent plus se rendre en pèlerinage en raison des multiples guerres et de la crainte suscitée par les Tatars (7) et les Francs. Nous appartenons à Dieu et à Lui nous faisons retour.

Au cours de la même année, (8) fut achevée la construction de l’école de Sūq al-‘Ajam à Bagdad, laquelle est attribuée à Iqbāl ash-Sharābī (9). On y donna un cours inaugural ; ce fut un jour mémorable, (10) où se réunirent tous les professeurs et muftis de Bagdad. Dans sa cour furent érigés des dômes de sucreries, distribués à toutes les écoles et ribāts. Vingt-cinq (11) fuqahā’ y furent affectés, recevant des salaires réguliers chaque mois ainsi que de la nourriture quotidienne, des douceurs les jours de fête, et des fruits en saison. Le professeur, les répétiteurs et les juristes reçurent des robes d’honneur ce jour-là (12), et ce fut un moment (13) agréable. Puisse Dieu – Exalté soit-Il – en avoir agréé l’œuvre.

(1) A, B : Cela est rassurant. (2) A, B : Et remplis son cœur de crainte envers eux, et il rendit. (3) A, B : Meurtres, prisonniers et pillage. (4) A : Alors elle prit le dessus. (5) B : Sur la corde. (6) A : De ceux qui sont sortis. (7) Édition : Abū ʿUmar ; ce qui est une erreur. (8) A, B : Les Tatars. (9) Il s'agit de la célèbre madrasa de Sharābiyya, et mon oncle, l'érudit le Dr Nājī Maʿrūf que Dieu lui fasse miséricorde, a écrit un livre à son sujet, publié à Bagdad (Bachār). (10) A, B : Ils se sont réunis. (11) Édition : vingt-cinq. (12) A, B : Ce jour-là. (13) Ainsi dans les Ousūl, et probablement la bonne lecture est « waqfan » (Bachār).
فيجد الملك بذلك راحة (١) من قلة عقله ودينه قبحه الله. فلما جاءت التتار اشتغل بهم وأمر بدفن قلج وهرب من بين أيديهم وامتلأ قلبه خوفًا منهم، وكان (٢) كلما سار من قطر لحقوه إِليه وخربوا ما اجتازوا به من الأقاليم والبلدان حتى انتهوا إِلى الجزيرة وجاوزوها إِلى سنجار وماردين وآمد، يفسدون ما قدروا عليه قتلًا ونهبًا وأسرًا (٣) وتمزَّقَ شملُ جلال الدين وتفرَّق عنه جيشهُ، فصاروا شَذَرَ مَذَرَ، وبُدِّلوا بالأمن خوفًا، وبالعزّ ذلًّا، وبالاجتماع تفريقًا، فسبحان من بيده الملك لا إِله إِلا هو. وانقطع خبر جلال الدين فلا يُدْرَى أين سلك، ولا أين ذهب، وتمكنت (٤) التتار من الناس في سائر البلاد لا يجدون من يمنعهم ولا من يردعهم، وألقى الله تعالى الوهنَ والضعفَ في قلوب الناس منهم، كانوا كثيرًا يقتلون الناس فيقول المسلم: لا بالله، لا بالله، فكانوا يلعبون على الخيل (٥) ويغنون ويحاكون الناس لا بالله لا بالله، وهذه طامة عظمى وداهية كبرى، فإِنا لله وإِنا إِليه راجعون. وحج الناس في هذه السنة من الشام وكان ممن حج (٦) فيها الشيخ تقي الدين أبو عمرو (٧) بن الصلاح، ثم لم يحج الناس بعد هذه السنة أيضًا لكثرة الحروب والخوف من التتار (٨) والفرنج، فإِنا لله وإِنا إِليه راجعون. وفيها: تكامل بناء المدرسة التي بسوق العجم ببغداد المنسوبة إِلى إِقبال الشرابي (٩) ، وحضر الدرس بها، وكان يومًا مشهودًا، اجتمع (١٠) فيه جميع المدرسين والمفتين ببغداد، وعُمل بصحنها قبابُ الحلوى فحُمل منها إِلى جميع المدارس والربط، ورُتِّبَ فيها خمسة وعشرون (١١) فقيهًا لهم الجوامك الدارّةُ في كل [شهر والطعام في كل] يوم، والحلوى في أوقات المواسم، والفواكه في زمانها، وخلع على المدرِّس والمعيدين والفقهاء في ذلك اليوم (١٢) ، وكان وقتًا (١٣) حسنًا تقبل الله تعالى منه.
(١) أ، ب: راحة بذلك. (٢) أ، ب: واملأ قلبه خوفًا منهم وجعل. (٣) أ، ب: قتلًا وأسرًا ونهبًا. (٤) أ: فتمكنت. (٥) ب: على الحبل. (٦) أ: ممن خرج. (٧) ط: أبو عمر؛ وهو خطأ. (٨) أ، ب: التتر. (٩) هي المدرسة الشرابية المشهورة، ولعمي العلامة الدكتور ناجي معروف طيب الله ثراه كتاب عنها، طبع ببغداد (بشار). (١٠) أ، ب: واجتمع. (١١) ط: خمسة وعشرين. (١٢) أ، ب: يومئذ. (١٣) هكذا في الأصول، ولعله الصواب: "وقفًا" (بشار).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies