Lorsque l’émir al-ʿAdil mourut et que son fils al-Muʿaẓẓam rétablit la consommation de vin, le shaykh Fakhr ad-Dīn le réprouva. Celui-ci en conçut alors du ressentiment et retira au shaykh la fonction d’enseignement à la Ṣalāḥiyya de Jérusalem ainsi que le poste à la Taqwiyya. Il ne lui resta plus que la Jārūkhiyya, la Dār al-Ḥadīth an-Nūriyya et le mashhad d’Ibn ʿUrwa (1). Il s’éteignit un mercredi, après la prière de lʿaṣr, le dixième jour de Rajab de cette même année, à l’âge de soixante-cinq ans. La prière funéraire fut accomplie sur lui dans la Grande Mosquée, ce fut un jour mémorable, et son cercueil fut transporté au cimetière des soufis. Il y fut enterré à l’entrée, près de la tombe de son maître Quṭb ad-Dīn Masʿūd.
Quant à Ibn ʿUrwa : il s’agit de Sharaf ad-Dīn Muḥammad ibn ʿUrwa al-Mawṣilī (2), auquel est attribué le mashhad d’Ibn ʿUrwa – appelé par le peuple « mashhad ʿUrwa » – dans la mosquée des Omeyyades, car il en fut le premier responsable. Ce lieu était alors empli de réserves universitaires (3). Il y construisit un bassin et y introduisit un enseignement de ḥadīth, tout en y consacrant (4) des bibliothèques. Il résidait à Jérusalem-la-Sainte, mais il était au nombre des proches de l’émir al-Malik al-Muʿaẓẓam. Il se rendit à Damas après la destruction du rempart de Bayt al-Maqdis et y demeura jusqu’à son décès. Son tombeau se trouve près des coupoles d’Atabek Ṭughtakīn, en avant de la zone de prière, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Le shaykh Abū al-Ḥasan al-Rūzbihārī (5) fut inhumé à l’endroit qui porte son nom [« entre les deux murs »], près de Bāb al-Farādīs (6).
Le shaykh ʿAbd ar-Raḥmān al-Yamanī (7), [celui] qui résidait à la manāra ash-sharafiyya, était un homme pieux, ascétique et craintif de Dieu [et il se distinguait par ses nobles qualités] (8). Il fut enterré au cimetière des soufis.
Le président ʿIzz ad-Dīn al-Muẓaffar ibn Asʿad (9) ibn Ḥamza at-Tamīmī ibn al-Qalānsī était l’un des dirigeants et grands notables de Damas. Son grand-père, Abū Yaʿlā Ḥamza, a rédigé une chronique qui constitue un supplément à l’ouvrage d’Ibn ʿAsākir. Il avait également reçu des traditions (ḥadīth).