Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Dans l’accomplissement de la fonction, s’il était absent, Abou Souleïmân ‘Abd Ar-Rahmân (1) fils du hâfidh ‘Abd Al-Ghanî (2) priait à sa place. Il faisait des prières surérogatoires entre les deux prières du soir près de son mihrab, puis, après avoir accompli la prière d’al-‘ichâ’, il rentrait chez lui à Darb Ad-Doula‘î, dans le quartier d’Ar-Rasîf. Il emmenait avec lui quelques pauvres, selon les possibilités, pour qu’ils mangent de son repas.

Sa demeure originelle se trouvait à Qâsiyoun. Il arrivait que, certaines nuits, après la prière d’al-‘ichâ’, il se rende en montagne. Il arriva une nuit qu’un homme arracha son turban, à l’intérieur duquel se trouvait un papier (3) contenant du sable. Le shaykh lui dit alors : « Prends le papier et jette le turban. » (L’homme crut qu’il s’agissait d’argent destiné à ses dépenses, s’en empara et rejeta le turban.) Cela témoigne d’une grande intelligence et d’une excellente présence d’esprit sur le moment, puisqu’il parvint, avec subtilité, à récupérer son turban.

Il laissa de nombreux ouvrages célèbres, parmi lesquels : « Al-Mughnî », un commentaire du « Mukhtasar » d’Al-Kharqî en dix volumes, « Al-Kâfî » en deux volumes, « Al-Muqni‘ » pour la mémorisation, « Ar-Rawdah » en usûl al-fiqh, ainsi que d’autres écrits utiles.

Son décès eut lieu le jour de la fête de l’Aïd Al-Fitr de cette année-là, alors qu’il avait atteint quatre-vingts ans. C’était un samedi. Une foule nombreuse assista à ses funérailles. Il fut enterré dans son cimetière connu, et l’on vit à son égard des songes pieux – que Dieu lui fasse miséricorde.

Il eut des fils et des filles, tous décédés (7) de son vivant. Nulle descendance ne lui resta, en dehors de son fils ‘Îsâ, qui eut deux garçons. Ceux-ci moururent également, et sa lignée s’interrompit.

Abou Al-Muzaffar, Sibt (8) Ibn Al-Jawzî (9), dit : « J’ai relevé, d’après l’écriture du shaykh Mouwaffaq [Ad-Dîn] – que Dieu lui fasse miséricorde (10) –, le fragment suivant (mètre majzû’ al-kâmil) :

“Ne t’assieds point devant la porte de qui… refuse de te laisser entrer chez lui.” (11)

(1) Édition : « Abū Sulaymān Ibn al-Ḥāfiẓ ʿAbd al-Raḥmān », ce qui est une déformation maladroite, car Abū Sulaymān est ʿAbd al-Raḥmān (Bachār). (2) Abū Sulaymān est décédé en 643 de l’Hégire ; sa biographie se trouve en fin des deux jardins (p. 176). (3) Ensuite dans les manuscrits A, B : il l’a prise al-Muwaffaq puis est parti. (4) Manuscrit A : « qu’il y a dans le papier de l’argent ». (5) Édition : « wa-istiḥḍār », ce qui est une déformation. (6) Édition : « al-Shāfī » ; la liste de ses ouvrages est chez Ibn Rajab (2/139) et al-Dhahabī (22/168). (7) Manuscrits A, B : « wa-ināth » ; « et ils moururent ». (8) Manuscrits A, B : Abū al-Muẓaffar al-Sibt. (9) Mirʾāt al-Zamān (p. 415) ; et il n’y a pas la même narration exactement comme ici ; les premiers vers que le Sibt a vus de la main d’al-Muwaffaq ne figurent pas chez al-Sibt. Soit Ibn Kathīr rapporte d’un autre ouvrage que Mirʾāt al-Zamān, soit ce que nous avons de Mirʾāt al-Zamān est abrégé et non l’ouvrage original, comme l’indique le Dr Bachār ʿAwwād Maʿrūf dans al-Takmila li-Wafayāt al-Nuqqālā (3/69). (10) Les vers en « hā » à la fin des deux jardins (pp. 141-142), en fin d’Ibn Rajab (2/142) et dans Shadharāt al-Dhahab (7/162). (11) Dans l’édition : « wuṣūl ».
بالوظيفة، فإن غاب صلَّى عنه أبو سليمان عبد الرحمن (١) بن الحافظ عبد الغني (٢) ، وكان يتنفَّل بين العشاءين بالقرب من محرابه، فإذا صلى العشاء انصرف إِلى منزله بدرب الدولعي بالرَّصيف، وأخذ معه من الفقراء من تيسَّر يأكلون معه من طعامه. وكان منزله الأصلي بقاسيون فينصرف بعض الليالي بعد العشاء إِلى الجبل، فاتفق في بعض الليالي أن خَطَفَ رجلٌ عمامتَه وكان فيها كاغد (٣) فيه رمل، فقال له الشيخ: خذ الكاغدَ وألقِ العمامةَ، (فظنَّ الرجلُ أَنَّ (٤) ذلك نفقة فأخذه وألقى العمامة). وهذا يدلُّ على ذكاءٍ مفرطٍ واستحضارٍ (٥) حسن في الساعةِ الراهنةِ، حتى خلَّصَ عمامَتَهُ من يده بتلطُّفٍ. وله مصنفاتٌ عديدةٌ مشهورةٌ، منها "المُغْني" في شرح مختصر الخرقي في عشرة مجلدات، و "الكافي" (٦) في مجلدين و "المقنع" للحفظ، و "الروضة" في أصول الفقه، وغير ذلك من التصانيف المفيدة. وكانت (وفاته) في يوم عيد الفطر في هذه السنة، وقد بلغ الثمانين، وكان يوم سبت، وحضر جنازته خلق كثير، ودُفن بتربته المشهورة، ورؤيت له مناماتٌ صالحةٌ رحمه اللّه تعالى. وكان له أولاد ذكورٌ وإِناثٌ، ماتوا (٧) في حياته. ولم يعقب منهم سوى ابنه عيسى ولدين ثم ماتا وانقطع نسله. قال أبو المظفر سبط (٨) ابن الجوزي (٩) : نقلت من خط الشيخ موفق [الدين] رحمه اللّه تعالى (١٠) : [مجزوء الكامل] لا تَجْلسَنَّ بباب منْ … يَأْبى عليكَ دخولَ (١١) دارِهْ
(١) ط: "أبو سليمان ابن الحافظ عبد الرحمن"، وهو تحريف قبيح، فأبو سليمان هو عبد الرحمن (بشار). (٢) توفي أبو سليمان سنة ٦٤٣ هـ، وترجمته في ذيل الروضتين (١٧٦). (٣) بعدها في أ، ب: فأخذها الموفق ثم ذهب. (٤) أ: أن في الكاغد مالًا. (٥) ط: واستحضار، وهو تحريف. (٦) ط: الشافي، وقائمة كتبه عند ابن رجب (٢/ ١٣٩) والذهبي (٢٢/ ١٦٨). (٧) أ، ب: وإِناث فماتوا. (٨) أ، ب: أبو المظفر السبط. (٩) مرآة الزمان (٤١٥) وليست الرواية هناك كما هنا تمامًا، فالأبيات الأولى التي رآها السبط بخط الموفق لم ترد عند السبط. فإِما أَنَّ ابن كثير ينقل عن كتاب غير مرآة الزمان أو أن ما بين أيدينا من مرآة الزمان هو مختصره وليس الكتاب الأصلي كما يقول الدكتور بشار عواد معروف في التكملة لوفيات النقلة (٣/ ٦٩). (١٠) الأبيات الهائية في ذيل الروضتين (١٤١ - ١٤٢) وذيل ابن رجب (٢/ ١٤٢) وشذرات الذهب (٧/ ١٦٢). (١١) في ط: وصول.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies